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Focus | Télécoms

Swisscom veut s’offrir Fastweb

Mis en ligne le 09/09/2010

La société suisse souhaite racheter les parts minoritaires encore détenues dans Fastweb.

Swisscom a annoncé mercredi le lancement d’une offre de rachat de 256 millions d’euros afin de mettre la main sur les titres des actionnaires minoritaires de sa filiale italienne Fastweb par ailleurs au centre d’une affaire de fraude fiscale.

Cette annonce a provoqué un envol du titre Fastweb au niveau du prix proposé par l’opérateur helvétique, soit 18 euros. "L’objectif poursuivi par Swisscom est de racheter les parts minoritaires détenues dans Fastweb à hauteur de 17,918% et de retirer les titres de l’entreprise de la Bourse de Milan", selon le communiqué de Swisscom.

Swisscom, qui a pris le contrôle de la société italienne en 2007, détient 82,08% de Fastweb. Le prix proposé représente une prime de 34,6% par rapport au cours de Fastweb mardi.

Le groupe suisse financera cette opération "par ses propres moyens ou par le biais des lignes de crédit existantes" mais assure qu’il disposera encore des ressources pour "d’autres transactions éventuelles" et sera "en mesure de verser en 2011 un dividende (...) au moins égal" à celui versé en 2010. La réussite de l’opération dépend "d’un taux d’acceptation minimal de 95%", a précisé Swisscom.

L’opération débutera dès que le gendarme de la Bourse italien, la Consob, aura donné son feu vert.

Selon le groupe suisse, cette opération, qui lui permet de se concentrer encore plus sur "les deux marchés clés de la Suisse et de l’Italie", se justifie par le "bon potentiel de croissance de Fastweb" et ses "perspectives prometteuses".

Fastweb est en revanche au centre d’une affaire de fraude fiscale et de blanchiment d’argent présumés en Italie avec Telecom Italia Sparkle, filiale de Telecom Italia.

Les deux sociétés, qui clament leur innocence, sont accusées d’avoir facturé de 2003 à 2007 environ 2 milliards d’euros de services téléphoniques fictifs auprès de sociétés étrangères de complaisance, fraudant ainsi le fisc et blanchissant de l’argent sale.

Le fondateur de Fastweb, Silvio Scaglia, sera jugé avec 35 autres personnes, dont d’anciens responsables de Fastweb et de Telecom Italia Sparkle, à partir du 2 novembre à Rome.

Cette affaire avait obligé le groupe à passer une provision de 70 millions d’euros qui avait grevé les résultats de Swisscom au premier trimestre. (AFP)

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