Abonnez-vous a La Libre Belgique

Focus | Chimie

Tessenderlo : deuxième perte de l’histoire

D.D.

Mis en ligne le 13/03/2010

La continuité du dividende n’est cependant pas affectée, et l’avenir se présente plus riant.

De mémoire d’investisseur, Tessenderlo n’a jamais passé ni même diminué son dividende annuel. C’est encore le cas au titre de l’exercice 2009, pour lequel un coupon inchangé de 1 euro net sera distribué. Mais cette entreprise chimique a néanmoins déçu en affichant l’an dernier une perte, la seconde de son histoire après celle de 2006. Et en Bourse, la société est une des seules à n’avoir pas vu son cours rebondir après la chute de 2007-2008.

Pour exorciser au plus tôt cette mauvaise passe, Tessenderlo a publié ses comptes annuels dès avant la date prévue du 18 mars, en même temps que le poste de chief executive officer (CEO) passait des mains expertes de Gérard Marchand à celles de Frank Coenen. Celui-ci devrait être l’homme du "turnaround" (retour à meilleure fortune).

En fait, ce devrait être le second "turnaround" en quelques années, car après la perte de 2006, il y avait eu en 2007 un bénéfice net par action de 4,68 euros contre - 0,89 euro, suivi en 2008, malgré la crise, par un boni de 5,08 euros. Parallèlement, le cours de Bourse était passé de 25 euros en 2001 à 43 euros en mai 2007.

Une restructuration baptisée "Target 2007" avait fait merveille, accompagnée de l’installation d’une unité d’électrolyse apportant de grosses économies d’énergie, et d’une évolution favorable des prix du PVC. Les composants d’aliments pour bétail, les engrais et la gélatine avaient bien performé aussi.

Las ! L’an dernier la situation s’est retournée, le PVC est devenu moins rentable, de même que les phosphates pour animaux et les engrais. La division "Spécialités" a trai la patte, et finalement l’on enregistre donc une perte nette par action de 2,97 euros, tandis que le cours de Bourse est même quelque peu inférieur actuellement à ce qu’il était lors du creux de 2001.

Comme quoi la société est essentiellement cyclique, malgré des efforts de spécialisation pointue. Comme quoi aussi elle est bon marché à son cours actuel. Ceci explique que, sur 8 analystes, 3 recommandent d’acheter et 5 de conserver. Parmi ces derniers, on compte les analystes d’ING Research, de KBC Securities et de la banque Degroof. Filip De Pauw (ING) a cependant abaissé son objectif de cours de 25 à 23 euros.

Si l’on en croit le consensus, il devrait y avoir un bénéfice net par action de 0,60 euro en cette année 2010. Un élément d’incertitude plane par ailleurs depuis longtemps : l’Etat français va-t-il vendre son intérêt en Tessenderlo comme il dit vouloir le faire, quand et comment ?

Autres Informations

Facebook

À ne pas manquer

ESSENTIELLE

Retrouvez toute l'actualité féminine, mode et bien-être sur le site essentielle.be

Voyages

Destinations exclusives et parcours culturels.

Emploi

Trouvez un job

Haut de page