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Fin de série. Avec la plus grande concentration de tours (Wuhan) prend fin notre série d’été sur les gratte-ciel. Elle a très classiquement débuté par la plus haute tour du monde (Dubaï) avant de détailler la plus chère (New York), la plus mixte en matière de fonctions (Séoul), la plus… vieille (New York) et la plus "surélevée" (Chicago).

Une tour de 1 km de haut, comme celle projetée à Jeddah (Arabie saoudite), c’est bien. Mais 35 tours de 100 à 436 m, dont une douzaine de plus de 150 m, c’est mieux. C’est ce que le promoteur Shui On Land (Shanghai), le bras immobilier du Shui On Group (Hong Kong), projette dans la ville chinoise de Wuhan, sur un terrain de 48 hectares. La première phase est quasi finalisée. La seconde est en cours. D’autres suivront dans la foulée.

"Le Wuhan Tiandi (Tian Di signifiant Ciel et Terre) est exemplatif d’un phénomène très répandu en Chine de rassemblements de tours construites par un même promoteur et signées par un même architecte, précise Georges Binder, de la société Buildings&Data, par ailleurs membre du Council on Tall Buildings and Urban Habitat (CTBUH). Parce qu’il y a des terrains disponibles, qu’il faut loger des centaines de millions d’habitants, que les tours y sont devenues un standard culturel et que ces grands projets structurent les villes, voire créent des centres-villes là où il n’y en avait pas… Et puis, la Chine aime les tours. Sur les quelque 270 tours de plus de 300 m en construction ou construites dans le monde, 139, soit plus de la moitié, le sont en Chine."