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Dans la famille des tours, il y a avant tout la plus grande : la Burj Khalifa de Dubaï. Mais elle n’est pas la seule tour à s’octroyer un superlatif. Il y a aussi la plus vieille, la plus chère, la plus mixte, etc. Ce tour d’horizon sous forme de série (tous les jours jusqu’au vendredi 25 août) vous emmènera si pas au 7e ciel, assurément d’un bout à l’autre de la planète.

Il y a dans le monde plus de 250 tours, construites ou en construction, de plus de 300 mètres de haut. La tour du Midi, la plus haute tour de Belgique, n’aligne que 149 mètres. La course à la hauteur qui a débuté aux Etats-Unis explose aujourd’hui au Moyen-Orient et en Asie.

Le commun des mortels dira que c’est avant tout par leur taille que les tours frappent l’imagination. Pour Georges Binder, ce Belge qui les admire depuis son adolescence au point de décider de les étudier, les visiter, les répertorier, bref, d’en devenir un maître, en quelque sorte, via sa société Buildings&Data, il n’y a pas que la hauteur qui compte. "Aucune règle ne dit qu’à partir de telle hauteur on est tour et qu’en deçà on ne l’est pas", dit-il, faisant entre autres référence aux préceptes du Council on Tall Buildings and Urban Habitat (CTBUH) basé à Chicago (www.ctbuh.org), dont il est "fellow" et membre du "Height and Data Committee" autant que le représentant pour la Belgique. Ni 75 m, ni 100 m, ni 150 m, même si cette dernière mesure est devenue l’étalon de référence pour certains sites ou revues les inventoriant. "Ce qui voudrait dire que la Belgique n’a pas de tour, puisque la plus haute, celle du Midi, culmine à seulement quelque 149 mètres…", s’insurge Georges Binder.

C’est quoi une tour ?

"Historiquement, une tour est un immeuble avec des niveaux - malgré son nom, la tour Eiffel n’en est donc pas une - et une structure en acier. L’existence de niveaux subsiste. Par contre, le type de structure n’a plus de sens aujourd’hui", ajoute le spécialiste. "La notion de tour ne vient pas de sa taille en soi, mais de son élancement, poursuit-il, c’est-à-dire du rapport entre sa base et sa hauteur. Dans les années 60-70, elles devaient avoir un ratio base/hauteur de 1 à 6-7 au risque de tomber par terre. Aujourd’hui, pour les plus élancées, on est dans un rapport de 1 à 20, voire plus en trichant un peu avec une base rectangulaire et non carrée. Une des dernières tours de New York, la 432 Park Avenue, s’allonge sur 425 m de hauteur pour seulement 28 m de large ! Les ex-WTC, un peu moins hautes, avaient exigé 60 m de large. Question de techniques."