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ACTIF SUR AIRBNB depuis quatre ans, Philippe, propriétaire d’une maison du côté d’Eghezée, en province de Namur, a toujours collectionné les expériences positives. “J’ai bien eu quelques dégâts, comme une lampe ou un transat cassé. Mais j’ai été remboursé à chaque fois par les locataires. Je ne demande pas de caution. Personnellement je trouve que c’est un frein. Pour ma part, quand je loue un bien pour mes vacances, j’évite ceux pour lesquels le propriétaire demande une caution car c’est de l’argent bloqué dont je pourrais avoir besoin en vacances”, explique Philippe, qui préfère faire confiance aux gens. “Il y a vraiment un état d’esprit, une convivialité. Et si un jour, un locataire cause des dégâts et ne les rembourse pas, je me dis que cela passera en pertes et profits. Cela fait partie des risques du métier.”

Mauvaise expérience

Certes, quand tout se passe bien, la question de l’assurance ne se pose pas vraiment. Dans le domaine de la location touristique entre particuliers comme ailleurs. Mais, en cas de dégâts, elle ne manque pas de se rappeler au propriétaire du bien : “Suis-je bien assuré ?”.

Prévenir son assurance qu’on a mis son bien en location ou en échange sur une plateforme en ligne prévue à cet effet est l’une des premières choses à faire. Mais celle-ci ne couvre pas tout. Et que faire quand le “locataire-voyageur” est… récalcitrant ?

C’est ce qui est arrivé à Michel, un trentenaire qui a mis son appartement situé à Ixelles en location sur Airbnb en septembre 2016. Ses deux premières expériences se sont bien passées. La troisième… beaucoup moins. “Pour le Nouvel An, je suis parti à Seattle. Un voyageur est venu passer quelques jours chez moi”, raconte Michel. “Après son départ, il m’a envoyé un message me disant que tout s’était bien passé. J’ai contacté ma femme de ménage, qui avait la charge du nettoyage de l’appartement et qui m’a confirmé que tout était en ordre. Alors, sans plus de vérification, j’ai mis un commentaire positif sur le profil du voyageur.”

Ce n’est qu’en rentrant chez lui que Michel constate les dégâts. Une étagère fixée au mur était tombée, occasionnant des dommages au meuble télé situé en dessous et, surtout, au mur : coups, éraflures… “Ma femme de ménage n’avait pas voulu m’inquiéter pendant mon séjour… Par après, elle m’a aussi confié qu’il y avait des taches sur le sol, des cadavres de bouteilles plein la terrasse et que l’appartement sentait la cigarette. Une fête avait visiblement été organisée, alors que j’avais bien spécifié que je ne voulais pas que l’on fume ou que l’on organise de soirée chez moi. Sans oublier que la fenêtre était restée ouverte avec le thermostat mis sur 27 degrés…”, raconte Michel.

Prévention
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