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Que vous soyez propriétaire ou locataire de votre logement, vous êtes sans nul doute déjà passé(e) par la case « choix d’assurance incendie et habitation ». Comment les choisir ? A quels éléments faut-il être vigilant(e) ? Quelles sont les différences entre ces deux types d’assurance ? La rédaction du Logic IMMO vous éclaire sur ce sujet complexe.

Si la loi n’oblige pas les particuliers à souscrire une assurance habitation pour le logement qu’ils occupent, cette même assurance peut par contre être obligatoire dans le cadre d’un contrat de bail qui lie un propriétaire à son locataire. Communément, on parle d’« assurance incendie » alors que le terme « assurance habitation » est plus adapté à la réalité. En effet, la couverture standard prévoit d’indemniser le particulier dans de nombreux cas de figure, comme, par exemple, l’incendie, l’explosion ou la chute de foudre. Les dégâts des eaux et le bris de glace(s) sont d’autres garanties qui sont devenues plus habituelles au fil des ans. Bien plus que l’incendie, l’assurance habitation peut donc vous couvrir dans plus de situations que vous ne l’imaginez !

Attention à la sous-estimation

Le montant de la prime d’assurance à payer va largement dépendre du statut et de l’affectation du preneur d’assurance. En effet, si vous êtes propriétaire, il y a de grandes chances pour que votre assurance vous coûte plus cher que si vous étiez locataire ! Dans le cas où vous êtes propriétaire, veillez à ce que l’évaluation du bâtiment à couvrir en cas d’incidents soit réaliste et fidèle à la réalité. En effet, en cas de sinistre et de sous-évaluation de son bien, l’assuré risque d’être exposé à la règle proportionnelle, c’est-à-dire qu’il ne sera pas indemnisé à la hauteur des dégâts réels. Concrètement, prenons une maison rénovée récemment, d’une valeur de 300.000€, et qui a subi des dommages pour un montant de 50.000€. Suite aux travaux de rénovation et après estimation par un expert, la maison possède une valeur de 350.000€. Selon la formule : montant du dommage (50.000€) x valeur assurée (300.000€) / valeur à assurer (350.000€), le propriétaire ne sera indemnisé que de 42.857€ pour les dégâts. Soit une perte de près de 8.000 € !

Au niveau du contenu d’un logement, il revient à l’assuré d’évaluer la valeur de ses biens matériels, la somme pouvant aller de 5.000 à 100.000€.

Outre le vol, le bris de glace, l’incendie et les dégâts des eaux, certaines assurances habitation prévoient d’indemniser les particuliers en cas de catastrophe naturelle (souscription obligatoire depuis mars 2006), la tempête et la grêle (volet souvent inclus), les heurts survenus suite à une collision d’un véhicule sur votre habitation, les dépenses supplémentaires dues à la location d’un logement en cas de réparation de dégâts dans votre habitation etc. Plus surprenant : certaines polices d’assurance prévoient même de vous rembourser si votre façade se retrouve taguée ; si vous avez fissuré votre lavabo après y avoir fait tomber votre eau de toilette ou encore si vous découvrez de la mérule dans votre cave.

Locataires : privilégiez la sécurité

Parfois non obligatoire, l’assurance habitation n’en est pas moins indispensable pour les locataires. En plus de vous permettre d’assurer votre contenu, elle peut également vous couvrir en cas d’incendie et de dommages constatés au sein du logement occupé, mais aussi au sein des habitations voisines. Sans souscription d’une assurance habitation, vous devrez personnellement payer ces dommages qui ne sont bien souvent pas compris dans l’assurance de responsabilité civile (ou dite « familiale »). « Le mieux est de choisir une assurance habitation selon ses besoins et son profil », conseille Christophe Contrucci qui dirige l’agence montoise CEC Finance. « Il est en effet inutile de bénéficier de tout un pack de garanties si un bien possède peu de contenu. Tout comme il inutile de prendre le risque de sous-évaluer un bien à haute valeur ajoutée lors de la souscription d’une assurance ».