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DE TOUS CÔTÉS, les klaxons se mêlent aux bruits de moteurs et aux effluves de gaz d’échappement. Il ne s’agit pas de berlines ou de citadines stressées, coincées dans un embouteillage avenue Louise, non. Nous sommes au cœur de Brussels Expo, sur le plateau du Heysel, où les vastes parkings voient se succéder camionnettes aux logos colorés, chariots-élévateurs jonchés de palettes ou encore semi-remorques remplis de matériaux en tous genres. A quelques heures de l’ouverture de la 58e édition de Batibouw, salon de la construction, de la rénovation et de l’aménagement de la maison, tous et toutes, sont à l’ouvrage pour être fin prêts.

Branle-bas de combat

A l’intérieur, le brouhaha et l’effervescence sont d’autant plus palpables. Si l’atmosphère varie légèrement d’un palais à l’autre, en fonction des caractéristiques respectives de chaque édifice - le palais 5 et son toit haut de plusieurs dizaines de mètres, à la façon d’un grand hall de gare, ou encore le palais 6, au toit peu élevé et entièrement carrelé, tel une piscine -, tous partagent les traits représentatifs de ce que peut représenter le montage d’un salon d’une telle ampleur. Les structures de chaque stand sont placées et se distinguent par des panneaux publicitaires aux couleurs variées, faisant la part belle aux téléviseurs qui rivalisent de modernité, preuve que la technologie est prépondérante. Les ouvriers, en casques jaunes - parfois - et salopettes poussiéreuses - souvent -, vissent, scient, disquent, mesurent, ne s’arrêtant "que pour une pose clope ou un café, souvent les deux", précise, en riant, un des superviseurs. Certains profitent de mobilier design déjà installé ou de palettes empilées pour s’asseoir quelques minutes, d’autres quittent quelques instants les émanations de peinture et de sciure pour faire le plein d’air frais, le soleil étant au rendez-vous.

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