Immo Bruxelles corrige les règles énergétiques de la rénovation, entrées en vigueur le 1er juillet. Un plus pour le secteur.

MOINS LOURDE ET SURTOUT MOINS IMPOSÉE, les deux nouvelles qualités de la réglementation bruxelloise relative à la performance énergétique des bâtiments (PEB) s’appliquent depuis le 1er juillet. Les projets de rénovation en profondeur, qui étaient jusqu’à présent "assimilés à du neuf" par l’administration, sont désormais considérés comme "lourdement rénovés" et ne sont plus soumis à certaines exigences de la construction neuve.

Le changement concerne aussi la catégorie de travaux de rénovation inférieure, plus légers mais nécessitant quand même un permis d’urbanisme. Ceux-ci sont dorénavant définis comme "simplement rénovés" et échappent de ce fait à l’obligation de suivi par un conseiller en performance énergétique. Sa mission de surveillance de la bonne mise en place de la qualité énergétique du bâtiment s’éloigne avec lui. Résultat ? Plus de souplesse sans pour autant se défaire de l’objectif d’un parc immobilier moins énergivore.

Corriger le tir

Un retour en arrière nécessaire ? Plus que des modifications, les professionnels de la construction qualifient les évolutions de la réglementation PEB d’ajustements. "Depuis plusieurs années, on s’est d’abord axé sur ce qu’il y avait de plus facile, le neuf. Ce qui a d’ailleurs permis de mettre en avant le savoir-faire. Le volet plus difficile qu’est la rénovation subit des ajustements. Tous les chantiers sont des cas particuliers, contrairement à la construction neuve où on peut appliquer facilement une solution décidée dès la conception", explique Emmanuel Malfeyt, coordinateur du cluster Ecobuild. brussels, qui réunit les acteurs de la construction durable dans la capitale.