Immo Le baromètre des notaires pointe un nombre record de transactions en Wallonie.

Il fallait bien qu’un jour, l’appétit des Belges pour la brique se tasse… Ce fut le cas au 1er trimestre de cette année. Dans leur baromètre trimestriel paru mardi, les notaires notent une diminution du nombre de transaction de 2 % par rapport au 1er trimestre 2017.

Cette baisse n’est toutefois pas généralisée. Le recul est manifeste en Région flamande : - 4,1 %. "Résultat de l’attitude prudente des candidats acquéreurs suite à la réforme annoncée des droits d’enregistrement", commente le notariat. Cette pause ne durera toutefois pas très longtemps, augure-t-il. Et de prévoir une nouvelle reprise de l’activité à partir de l’entrée en vigueur de la réforme en juin 2018.

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A Bruxelles, c’est la stabilité qui est de mise : + 0,1 % entre les 1ers trimestres 2017 et 2018. En Wallonie, par contre, le nombre de transactions a augmenté de 2 % pour atteindre un "nombre record". "Jamais l’activité n’a été aussi soutenue […], suite, entre autres, à l’entrée en vigueur d’un nouvel abattement depuis le 1er janvier 2018." Les provinces qui ont été les plus réceptives à ce changement, à tout le moins les plus dynamiques, sont, dans l’ordre, celle de Hainaut (+ 3,3 %, tirée par les arrondissements de Soignies et de Thuin qui ont connu une croissance de l’activité immobilière de plus de 10 %), suivie par celles de Namur (+ 3,1 %), de Liège (+ 1,3 %) et de Luxembourg (+ 0,8 %). Le Brabant wallon est la seule exception : - 0,5 %.

La Flandre représentant environ 6 ventes sur 10 en Belgique, contre 3 en Wallonie et 1 à Bruxelles, elle affecte davantage les chiffres nationaux.

Du côté des prix, l’heure est aussi au répit après une hausse quasiment constante l’an dernier. Toujours par rapport au 1er trimestre 2017, le prix moyen d’une maison a baissé de 1,3 % à 240 578 euros au niveau national alors que celui d’un appartement baissait de 0,4 % à 217 392 euros. La Wallonie ne fait pas exception à la règle.C.M.