Immo

On l’appelait l’immeuble de la Royale belge du nom de la compagnie d’assurance qui a été rachetée par le groupe français Axa en 1999. Localisé le long du bouleverd du Souverain, inauguré en 1970, il se caractérise par ses quatre ailes et ses grandes vitres couleur cuivre.

Cet immeuble (environ 50 000 m²) faisait partie, comme 27 autres biens sélectionnés dans le patrimoine de l’assureur, du portefeuille de Primaedis racheté en mai 2000 par la sicafi Cofinimmo. Le site comprend trois parties : une partie boisée qui prévoit un développement résidentiel (des permis ont déjà été introduits); le souverain dit "23", également destiné à du résidentiel et le souverain 25 (immeuble principal) qui a fait l’objet d’un accord avec le département américain pour y installer l’ambassade auprès du Roi et de l’Union européenne. "Cet accord a été conclu sous la condition suspensive d’obtenir un permis", nous explique Ellen Grauls, responsable de la communication externe chez Cofinimmo. L’option est valable jusqu’à l’été 2018.

Mais la commune de Watermael-Boitsfort voit d’un très mauvais œil une transformation de ce site emblématique. D’où sa demande à la Région bruxelloise de le mettre sur la "liste de sauvegarde". Ce qui empêcherait toute démolition sans un avis favorable des Monuments et sites.

Exigence américaine

Cofinimmo n’a pas pour autant renoncé au projet. "On accompagne les Américains pour qu’ils puissent obtenir les accords nécessaires. L’immeuble n’est pas encore sur la liste de sauvegarde. Nous avons introduit un recours auprès du Conseil d’Etat. Nous sommes pleinement mobilisés pour que nos arguments et ceux des Etats-Unis se fassent entendre", poursuit Ellen Grauls. Et vu que l’option vient à échéance l’été prochain, cela donne "encore une marge de manœuvre". Et de rappeler que les exigences des Américains en termes de normes de sécurité sont "très hautes". Il est ainsi inconcevable de maintenir le parking souterrain.

La question de l’avenir de cet immeuble sera posée si le projet américain n’aboutit pas. "Il faut surtout éviter que cela devienne un chancre urbain", prévient Ellen Grauls. "Le fait de protéger le patrimoine n’empêche pas l’arrivée de nouveaux occupants", assure de son côté Tristan Roberti, échevin de l’Urbanisme à Watermael-Boitsfort.

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