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Mercredi midi. A moins de 6 heures de son inauguration officielle et à moins de 24 heures de son ouverture au grand public, le tout nouveau centre commercial bruxellois Docks Bruxsel a encore un petit air… oppressé. Et oppressant pour tous ceux qui y travaillent, certains depuis 10 ans (pour le développeur), d’autres depuis 6 ans (le commercialisateur), 3 ans (les constructeurs), 3 mois (les enseignes), qu’importe. Ici, on nettoie les vitres. Là, les escalators. On teste les fontaines, et, dans le même temps, tout le système incendie, alarme et appel à évacuer les lieux à la clé. Là, un ouvrier remet du ciment sous une dalle instable, tandis que des clarcks se croisent à toute vitesse. Dans cette agitation, deux équilibristes magnifiques répètent le show qu’ils produiront le soir même et quatre jours durant (de jeudi à dimanche), allant et venant dans les airs, se promenant nonchalamment à l’instar, sans doute, des futurs visiteurs du centre.

C’est du moins ce que peut espérer Equilis, la filiale immobilière du groupe Mestdagh, qui a mené cet énorme projet à bien; en 10 ans, ce qui peut paraître long aux yeux de novices, mais court pour un développeur immobilier. "C’est l’accomplissement d’une décennie de passion et de travail acharné, commente Carl Mestdagh, CEO d’Equilis. Mais Docks Bruxsel est là. Même dans mes rêves les plus fous, jamais je n’aurais pensé que nous construirions un jour un projet aussi grand que celui-ci." Il est vrai que ses mensurations sont d’ampleur : 61 000 m², dont 44 000 m² de surfaces commerciales et Horeca, 100 000 m² de loisirs, 7 000 m² de bureaux et 8 millions de visiteurs annuels.

Le premier du trio

L’ouverture d’un nouveau centre commercial reste un événement en soi. A Bruxelles, cela ne s’était plus vu depuis 35 ans. Sans compter que Docks est le premier des trois shopping centers à sortir de terre dans le nord de Bruxelles. Et donc à remporter le premier round d’une bataille - réelle et médiatique - qui pourrait durer quelques années encore entre les deux autres concurrents, Neo (Heysel) et Uplace (Machelen).