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Près de huit Belges sur cent sont les heureux propriétaires d'une seconde résidence. En Belgique et à l'étranger. Au regard de la production de crédits logement de BNP Paribas Fortis, ce pourcentage devrait augmenter.

Quand on est leader du crédit logement en Belgique, avec une part de marché de l’ordre de 25 % (quasiment un prêt hypothécaire sur quatre), on peut penser que cela vaut pour tous les types d’acquisition : une résidence principale, un kot d’étudiant, un appartement pour ses vieux jours, un bien à mettre en location, une seconde résidence…

Depuis plusieurs années, BNP Paribas Fortis (BNPPF) décortique son portefeuille de crédits logement afin de mieux aborder le marché et ses clients. Depuis peu, la banque a décidé de se pencher également sur les secondes résidences. Au point d’en sortir un véritable baromètre. Celui-ci n’en est qu’à sa deuxième édition et doit encore être affiné, mais il permet d’ores et déjà de cerner ce type d’investissement et les investisseurs qui se cachent derrière.

1. Seconde résidence, un terme qui prête à confusion

Si un organisme qui prête de l’argent se permet de poser pas mal de questions au candidat emprunteur, il ne le fait qu’en fonction de ce qui lui importe, dans le strict respect de la vie privée. Dans le cas d’un crédit hypothécaire, outre la localisation du bien et son prix, plus des données liées à l’emprunteur (comme l’âge), il doit savoir s’il s’agit d’une résidence principale ou d’un investissement; et, dans ce dernier cas, si des revenus locatifs permettront ou non d’assurer le remboursement des mensualités.

Pour BNPPF, une seconde résidence est donc celle qui n’est pas… principale. Et toutes les secondes résidences qui n’engendrent pas de revenus locatifs récurrents sont… des secondes résidences "à des fins récréatives". Ce qui, sur le terrain, peut ne pas être le cas. Il suffit de penser à des parents qui achètent un kot pour leur enfant. Son baromètre de la seconde résidence ne peut donc qu’être quelque peu différent de la réalité. Avec ceci que certains amateurs de seconde résidence les achètent sans emprunt (via un héritage, une assurance-vie, une DLU…). Voire, s’il s’agit d’un bien à l’étranger, font appel à une banque locale. Ce qui n’empêche pas de tirer quelques enseignements intéressants de cette édition 2016 du baromètre de la seconde résidence, même si BNPPF se refuse à donner des chiffres bruts, se contentant de pourcentages.

2. Gros succès de l’investissement immobilier

Depuis quelques années, mais surtout depuis quatre à cinq ans, la brique caracole dans le top des investissements préférés des Belges. C’est bien simple, chez BNPPF, un crédit hypothécaire sur cinq est destiné à l’achat d’un bien qui ne servira pas de résidence principale à l’emprunteur. Enorme ! "Il y en a même eu 1 % de plus qu’en 2015, qui a pourtant été une année record en la matière avec un boom de 20 % par rapport à 2014, confirme Barbara Dewulf, Product Management Credit Individuals. Sachant qu’environ la moitié de ces investissements a un objectif de rendement locatif, on peut dire qu’un prêt sur dix est un achat loisir-plaisir. Ce type d’investissement reste donc très tendance."

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