Immo L’union fait la force ? Ce n’est pas toujours vrai dans l’investissement. Analyse.

L'investissement immobilier est devenu à la mode. Mais, s’il se décline en milliers, c’est essentiellement sur de petites unités - des appartements, des kots d’étudiants… - et généralement dans le chef d’investisseurs uniques - des particuliers en solo ou en couple. Comme si les plus grosses pièces - maisons de rapport, immeubles à appartements, magasins, petits complexes de bureaux ou entrepôts - ne trouvaient plus preneurs auprès des privés, expulsés qu’ils sont de ce marché par les institutionnels (sociétés immobilières cotées, compagnies d’assurance…). Peut-être parce que ces biens sont proposés à des prix tels que, à de rares exceptions près, un seul revenu, voire un seul patrimoine ne suffit plus. Et s’il suffisait de se fédérer ?

L’achat à plusieurs permet en effet de se lancer sur de plus gros biens, de partager les frais, les risques et les obligations. Ce type d’alliance a ses avantages, mais aussi ses inconvénients. Il suscite, en tous les cas, moult réflexions et mises en garde dans le chef du notaire Gaétan Bleeckx et de Philippe Janssens, directeur-fondateur du bureau de consultance en immobilier Stadim. Tous deux parlent en connaissance de cause : le premier pour avoir assisté quelques associations momentanées de ce genre - ce qui le rend plus méfiant, voire négatif -, le second pour avoir lui-même investi dans la brique avec une dizaine d’amis et connaissances pendant près de 25 ans - ce qui le rend plus… optimiste, mais néanmoins circonspect.


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