Immo Prix, distance, confort, rentabilité… L’Ardenne est moins courue qu’avant.

EN BELGIQUE, on n’oppose pas la mer à la montagne, mais la côte à l’Ardenne. C’est vrai sur le plan des vacances. Ce l’est aussi en matière de secondes résidences, même si, à ce titre, le littoral et ses plages l’emportent largement sur les forêts du sud du pays. Très largement même, puisqu’on est dans un rapport minimum de 10 à 1 !

Plus étonnant encore, alors que leur parc augmente sur la côte, il reste stable en Ardenne. Entre 2000 et 2010, le nombre de ménage belges disposant d’une seconde résidence en Belgique a augmenté de 38 % ! Sur quasiment la même période (2000-2008), la province de Luxembourg en a perdu un peu plus de 0,5 %.

Mais pourquoi donc ne parvient-elle pas à profiter de cette croissance ? "L’offre est là. Elle n’a jamais été aussi importante, alimentée notamment par les maisons de village que les personnes âgées quittent pour un appartement en ville. Mais la demande n’est pas terrible - du moins en secondes résidences", se désole Claude Balthazard, gérant de l’agence Ardenne Immo qui couvre les communes de La Roche, Vielsalm, Marche, Libramont et Houffalize. "Les mois de juin et juillet ont été affreux. Du jamais vu en 30 ans. Août a été un peu meilleur. Mais septembre n’augure rien de bon", ajoute-t-il. Au nord de la province, dans la région de Durbuy, l’ambiance est meilleure. "Depuis quelques années, les résultats sont bons", indique Frédéric Dumoulin, notaire à Durbuy. "Sans doute les taux d’intérêt bas ont-ils leur influence. Les prix ont été déraisonnables jusqu’en 2008. Aujourd’hui, le marché continue à évoluer de manière plus raisonnable, plus régulière, sans excès."