Immo Quelque 15 000 accidents ont été enregistrés en 2016. Un chiffre en baisse mais qui reste alarmant.

Réduire de moitié les accidents de travail dans le secteur d’ici 2020 : voilà le défi que se lance la Confédération Construction, qui mènera dès la rentrée de septembre une action de grande envergure. Elle espère ainsi rejoindre très rapidement les quatre pays européens les plus performants en matière de sécurité. Au programme : une campagne de sensibilisation, le lancement d’une charte à laquelle les entreprises sont invitées à adhérer, une journée nationale de la sécurité, des ateliers de réflexion… Elle invite aussi les partis à s’impliquer dans deux actions qui peuvent exercer une influence décisive sur la sécurité au travail : d’une part, la généralisation de l’implication des donneurs d’ordres (notamment les donneurs d’ordres publics) dans la sécurité sur les chantiers; d’autre part, l’introduction et, là où elle existe, l’intensification d’un véritable programme de formation à la sécurité pour tous les jeunes dans l’enseignement secondaire, supérieur et universitaire, en particulier dans les sections orientées vers des métiers de la construction.

Dans son rapport annuel, la Confédération met en exergue deux actions structurelles prioritaires : développer la conscience et la culture de la sécurité sur les chantiers et créer un partenariat en matière de sécurité. "Avoir autant d’accidents est inacceptable", estime Paul De Preter, président de la Confédération Construction, qui veut faire de la sécurité un point important de son mandat. "C’est un de mes chevaux de bataille. Cela fait 40 ans que je travaille dans la construction et cette question m’a toujours préoccupé. Il faut agir. C’est presque une question morale."

Des mauvais chiffres

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