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L'an dernier, 18,9% de transactions immobilières en plus qu'en 2015 ont été conclues dans les communes du littoral, donnant lieu à des résultats encore meilleurs que ceux du marché belge au niveau national, qui a connu une hausse de 8,2% en la matière, indique mardi notaire.be, la fédération des notaires de Belgique. Le secteur retrouve ainsi son niveau de 2012, qui avait été suivi de baisses en 2013 et 2014. Les plus fortes croissances, supérieures à 30%, ont été constatées à Middelkerke, Nieuport et La Panne. D'après Bart Van Opstal, porte-parole de notaire.be, la raison principale du boom immobilier à la côte réside dans le succès des secondes résidences. Outre un usage personnel, elles peuvent rapporter des revenus locatifs. "Il s'agit surtout d'appartements. Les maisons ne sont pas aussi populaires", constate-t-il. Il note aussi un succès décroissant de ce type d'habitation dans des pays comme la Turquie, le Maroc ou la Tunisie.

Pour la troisième année consécutive, le prix moyen des appartements au littoral a augmenté, cette fois de 2,8% pour passer à 272.108 euros. Ce qui est 28,1% de plus que celui d'un appartement moyen en Belgique (212.465 euros).

Un appartement en front de mer est lui 62% plus cher que la moyenne nationale. Son prix a augmenté de 6,2%, passant de 324.522 euros en 2015 à 344.519 euros l'an dernier. A Knokke, la hausse en la matière sur un an est de plus de 133.000 euros ou d'environ 20%. Un appartement sur la digue coûtait ainsi 820.900 euros en moyenne, contre 687.592 en 2015.

Ce phénomène s'explique par la forte demande dans la station balnéaire huppée (18% de parts de marché), qui est cependant inférieure à celle d'Ostende (21%). D'après les notaires, la popularité de Knokke est influencée par les taux bas actuels sur l'épargne. Dans un tel contexte, l'achat d'un appartement sur la digue est considéré comme un investissement. Le nombre de transactions immobilières y a en outre augmenté d'un quart en un an.

Autre phénomène rencontré dans certaines communes du littoral: le succès des résidences-services, qui fait augmenter les prix de l'immobilier. Celles-ci sont en effet plus chères à l'achat que des appartements classiques. La Panne en constitue l'exemple par excellence. Les appartements sur la digue y sont en effet devenus près de 75% plus chers en un an de temps, atteignant un prix moyen de 264.000 euros, tandis que ceux ne se trouvant pas sur le front de mer ont connu une hausse de 22,8% (231.000 euros).

Les maisons d'habitation ont, quant à elles, vu leur prix chuter de 5,6% et passer à 279.766 euros, soit 18,1% de plus qu'au niveau national (236.831 euros).