Immo Adora Svitak a relayé le point de vue des jeunes sur la ville de demain.

"A 20 YEAR-OLD COLLEGE KID from America." Voilà comment Adora Svitak s’est présentée en prenant la parole lors de la conférence inaugurale du Mipim, admettant d’emblée "en savoir moins sur l’immobilier" que les professionnels de la brique venus l’écouter en nombre. Cette dernière, auteure et conférencière américaine, était chargée par l’organisation du Mipim de faire entendre la voix des jeunes et, surtout, leur vision de la ville de demain. Contre toute attente, délaissant les concepts très en vogue - parmi les générations plus… grisonnantes, du moins - de "ville intelligente" et "connectée", de "logements compacts" ou "modulables", d’"espaces partagés" et autres "espaces de coworking", la jeune femme a opposé le caractère "politique" de l’espace urbain, qui se doit d’accueillir "tout le monde, sans exception." Invoquant la justice sociale et les modes de vie non conventionnels, elle a débuté son discours en dénonçant la gentrification et les intérêts mercantiles qui repoussent les moins favorisés en dehors des limites de certains quartiers, voire même des villes. "En fin de compte, le design urbain n’est pas seulement un challenge logistique mais aussi moral parce que les villes de demain sont le miroir de l’âme de l’humanité", a-t-elle déclaré.