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La résidence services s’intercale généralement entre l’appartement classique et la maison de repos. Elle est bien davantage entrée dans les mœurs flamandes que wallonnes. Mais cela change. Et intéresse les acteurs du monde immobilier.

On les appelle communément "résidences services", voire "résidences services seniors" en ce qu’elles s’adressent à des personnes âgées, mais autonomes, valides ou semi-valides. Elles sont constituées d’appartements individuels (salon, salle à manger, cuisine, chambre(s), salle d’eau) partageant des espaces communs (salons, restaurant, espace bien être…). Elles sont, comme leur nom l’indique, assorties de services (accueil, interphone, restauration, ménage, blanchisserie…), voire de certains soins.

Sur son territoire, la Flandre héberge 20 538 logements de ce type. La Wallonie n’en aligne que 2 588. C’est quasiment huit fois moins ! Bruxelles en abrite 1 336. Moins que la seule province du Limbourg et, à peu de chose près, autant que l’offre des provinces de Liège, de Namur et du Luxembourg réunies.

A la demande d’ING, Probis vient de finaliser une étude sur le sujet. Approfondie et hautement originale. On trouve en effet assez aisément des études sur le secteur des maisons de repos, mais très rarement sur celui des résidences services. Et celle-ci est d’une richesse incroyable pour les candidats investisseurs comme pour les autorités publiques. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant qu’elle ait été présentée jeudi après-midi à Realty, le salon de l’immobilier professionnel (Tour&Taxis, 16-18 mai). C’est d’ailleurs à destinations d’investisseurs désireux d’obtenir un financement que la banque a commandé cette étude.