Immo Et pourtant, trimestre après trimestre, depuis près d’un an, le nombre de crédits accordés baisse.

Au cours du premier trimestre de l’année, ce sont pas moins de 62 000 contrats de crédit logement qui ont été conclus, un chiffre en hausse de 17 % par rapport au premier trimestre de 2016. Ramené à une échelle quotidienne, cela donne plus de 950 contrats par jour ouvrable ! En y ajoutant les refinancements externes, c’est-à-dire effectués auprès d’un autre organisme que celui qui a initialement accordé le prêt, on passe à près de 74 000 contrats au total, soit une moyenne de quelque 1 130 crédits par jour.

En matière de montants octroyés, le premier trimestre assène également des totaux impressionnants : près de 7,7 milliards d’euros, en progression de 28,2 % par rapport au même trimestre de l’année précédente.

Cette hausse se vérifie à quasiment tous les échelons. Il y a eu davantage de crédits logement conclus en vue de l’achat d’un bien ou pour une rénovation, et bien plus encore pour une construction neuve, pour un achat couplé à une rénovation ou pour un refinancement. Quant aux montants octroyés, sur une période d’un an, ils sont également tous à la hausse, dépassant les 153 000 euros pour une acquisition et les 159 000 euros pour une construction.



En recul quand même

Ces chiffres sont toutefois moins étourdissants qu’il y paraît et ont incité leur auteur, l’Union professionnelle du crédit (UPC), à les nuancer quelque peu. Au cours des 4 derniers trimestres, en effet, le nombre total de crédits hypothécaires hors refinancements, s’est inscrit en léger recul : au deuxième trimestre de 2016, plus de 70 000 contrats de crédit avaient été signés !

Ce recul n’a sans doute rien à voir avec la légère remontée des taux qui restent extrêmement bas. Peut-être faut-il y voir l’ombre de la BNB, la Banque nationale de Belgique, qui semble avoir exigé des banques et autres organismes de prêt d’être plus attentifs encore à la capacité de remboursement des emprunteurs et donc à l’importance de leurs économies et de leurs fonds propres. Et encore.

Mais n’est-ce pas tout simplement parce que… la majorité des Belges en âge et en capacité d’acheter l’ont fait ? A deux exceptions près, en effet, depuis le quatrième trimestre 2014 et pour 10 trimestres consécutifs, les montants globaux octroyés trimestriellement dépassent les 7 milliards d’euros.

Les Belges seraient-ils repus de briques ? L’UPC note que le nombre de demandes de crédit, hors celles relatives aux refinancements externes, a quasiment connu un statu quo courant du premier trimestre 2017. Par contre, les montants sollicités sont, eux, en hausse moyenne de 12,3 %.

Le fixe règne toujours en maître

L’UPC note encore que taux très bas obligent, plus de 9 emprunteurs sur 10 ont voulu se les assurer et ont donc opté pour une formule fixe ou assimilée, c’est-à-dire une formule à taux variables mais dont la période initiale de fixité est de minimum 10 ans. Seuls 8 % des emprunteurs se sont lancés sur des variabilités inférieures à 10 ans (3 ans, 5 ans…), dont 0,5 % dans des formules annuelles.