Immo Entreprendre des travaux n’est pas toujours profitable. Certains aménagements ne paient pas à la revente; d’autres ont une valeur ajoutée assurée.

A moins d'acheter un bien neuf, la question des travaux de rénovation et/ou d’aménagement est cruciale dans toute acquisition immobilière. D’autant que, en Belgique, le parc de bâtiments est loin d’être de prime jeunesse. D’après les statistiques du SPF Economie, trois-quarts (74 %) des 4,5 millions d’édifices résidentiels (maisons et immeubles à appartements) que compte le pays ont été construits avant… 1981.

Avec ceci que, si des travaux de remise aux normes ou au… goût du jour s’imposent dans une majorité de cas, ceux-ci n’augmentent pas nécessairement la valeur vénale du bien. Parce que rénover coûte cher et qu’il est "très rare que le maître d’ouvrage récupère la totalité de sa mise de départ en cas de revente du bâtiment", assure Jean Houtart, administrateur délégué du réseau d’agences immobilières Les Viviers Properties, actif tant à Bruxelles qu’en Brabant wallon et en province de Namur. Parce que, aussi, et de manière générale, "un bien perd de la valeur de jour en jour, contrairement au terrain sur lequel il est implanté, qui, lui, en gagne", complète Aymeric Francqui, à la tête - bicéphale - du réseau Latour&Petit, qui couvre tant la capitale que le Namurois. "Une maison s’use, c’est normal", précise-t-il. Et Jean Houtart d’abonder en son sens : "Ce qui était neuf il y a 5 ou 10 ans ne l’est plus aujourd’hui. Je pense notamment à l’électroménager. La vétusté s’installe, et ce, même si le bien est correctement entretenu."

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