Immo

Les Belges ont une brique dans le ventre. Y compris à l’étranger. David Zapico, directeur fondateur de Century 21 Spain Properties nous en dit plus sur les dernières tendances en matière d’investissements immobiliers dans le Sud, et plus précisément en Espagne.

Après s’être tassé entre 2008 et 2014 suite à la crise financière, le marché immobilier ibérique s’envole à nouveau depuis quatre ans, et plus précisément depuis 2016.

Il retrouve peu à peu sa superbe d’autrefois. « Il faut savoir qu’entre 2004 et 2007, on a plus construit en Espagne qu’en France et en Allemagne réunies. Le climat actuel est à nouveau au beau fixe. La demande est plus forte que l’offre. Les projets sortent de terre, surtout sur le littoral… Même les Chinois investissent aujourd’hui dans la région… La tendance est clairement à la hausse. »

© Century 21 Spain Properties

Du neuf et de l’épuré

Ces constructions qui poussent comme des champignons ne sont pas hasardeuses. « Si vous vous rendez sur la Costa Blanca ou la Costa del Sol, vous croiserez sans mal 20 à 30 chantiers en cours sur la route. Les promoteurs se remettent à construire et savent très bien ce qu’ils font : ils sont conscients des erreurs du passé et se font très difficilement financer ! »

La demande pour le neuf serait en effet plus importante que pour l’ancien. « Les acheteurs veulent du récent, de l’épuré, du moderne, sur de belles parcelles. Mais pas forcément en bord de mer. Les deux tiers des demandes se situent en effet à 1 ou 2 kilomètres de la plage, afin de pouvoir bénéficier d’une plus grande tranquillité tout au long de l’année et de plus d’espace. »

Ce que veulent les Belges…

Concrètement, les Belges ambitionnent un bien localisé entre Malaga et Sotogrande (Costa del Sol) sur 90 km de Côte, mais aussi au nord et au sud de la Costa Blanca. Les appartements les plus recherchés se situent dans une fourchette de prix comprise entre 200 et 250 000 euros, correspondant à un appartement deux chambres et deux salles de bains. « Il y a cinq ans, le Belge investissait dans des biens meilleur marché, autour de 120-140 000 euros. Il n’osait pas dépenser plus à l’époque. Aujourd’hui, le marché s’est consolidé et la confiance est revenue… » Les villas, quant à elles, raflent à peine 15% du marché face aux appartements, qui ont le vent en poupe. Il existe également un « profil » typiquement belge au niveau de l’immobilier espagnol. « Le Belge possède un haut niveau d’exigence. Il ne va jamais acheter le premier prix. Il a besoin d’une certaine qualité. Notamment une vue sur mer, une résidence trois ou quatre étages maximum, une terrasse de 20 m² minimum, du neuf, une piscine… Mais aussi une cave privative où il pourra ranger ses effets personnels ! Nous adaptons spécifiquement notre offre aux besoins des Belges, que nous accompagnons tout au long de leur démarche d’achat et nous sommes 100 % autonomes avec des bureaux en Belgique et en Espagne. »

Qui achète en Espagne ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’investisseur belge n’est pas un pensionné dans la majorité des cas. « Le profil type est toujours actif, et sa moyenne d’âge se situe entre 45 et 60 ans, même si des couples plus jeunes font également leur apparition sur le marché. L’objectif étant un placement financier doublé d’une échappatoire au soleil. Il est plus intéressant pour eux d’investir dans le Sud plutôt qu’à Bruxelles ou Namur. Ils peuvent de ce fait profiter de leur bien, le prêter à des amis… Un client sur trois mettra également son bien en gestion locative – dont nous nous occupons. Nous gérons à l’heure actuelle près de 200 biens. » Posséder une habitation au soleil améliorerait également la qualité de vie des propriétaires. « Le fait de savoir qu’il suffit d’un vol de deux heures pour rejoindre le beau temps change la philosophie des propriétaires et leur rapport à la grisaille belge. C’est tout un état d’esprit qui se modifie dans un sens positif… »

Comment « bien acheter » en Espagne ?

A la différence du marché belge, il est impératif de s’entourer d’un avocat lorsqu’on achète en Espagne. « Le notaire a moins de responsabilités qu’en Belgique. L’avocat va par contre travailler en amont, vérifier qu’il n’y a pas de soucis urbanistiques, d’hypothèques en cours sur le bien convoité… Nous collaborons avec deux cabinets d’avocats francophones vers qui nous aiguillons nos clients lorsqu’ils désirent acheter… » A noter que le coût de l’avocat s’élève à 1% + TVA de la transaction. « Il est également important de ne pas traîner. En Espagne, tout est plus rapide, et il n’y a que deux mois entre le compromis de vente et l’acte d’achat. Au-delà, on risque de perdre son acompte. Il y a donc lieu d’être vigilant, et notamment sur le compte de versement de l’acompte. Le timing est serré et nous veillons à ce que nos clients ne le dépassent pas. »

Century 21 Spain Properties – www.century21spainproperties.be