Immo Le poids des investisseurs sur le marché immobilier est écrasant. Surtout dans le domaine du neuf.

On savait que le marché immobilier croûlait sous le nombre d’investisseurs. La plate-forme Investr l’a mesuré. Les résultats sont confondants : un bien immobilier sur 5 est acheté par des investisseurs, dans un but de placement, non pas pour y habiter mais pour le louer ; pour les nouvelles constructions, leur part monte à 1 sur 2 ! "Du jamais vu", note Investr dans son communiqué, qui relève sans véritablement s’en inquiéter, que le "le marché immobilier belge est de plus en plus dominé par les investisseurs". Mais également Non sans ajouter que

On savait que le marché immobilier croûlait sous le nombre d’investisseurs. La plate-forme Investr l’a mesuré. Les résultats sont confondants : un bien immobilier sur 5 est acheté par des investisseurs, dans un but de placement, non pas pour y habiter mais pour le louer ; pour les nouvelles constructions, leur part monte à 1 sur 2 ! "Du jamais vu", note Investr dans son communiqué, qui relève sans véritablement s’en inquiéter, que le "le marché immobilier belge est de plus en plus dominé par les investisseurs". Mais également Non sans ajouter que

On savait que le marché immobilier croulait sous le nombre d’investisseurs. Les promoteurs ne le cachaient pas. Les organismes de prêts non plus, qui convenaient qu’une part substantielle de leur offre hypothécaire était signée par des investisseurs, dans un but de placement, c’est-à-dire non pour habiter l’objet de l’emprunt, mais pour le louer.

La plate-forme en ligne Investr, liée à Immovlan, a été plus loin puisqu’elle a précisément mesuré leur poids sur le marché immobilier. Les résultats de l’enquête, réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 500 Belges, sont confondants : un bien sur cinq est acheté par des investisseurs; pour les seules nouvelles constructions, leur part monte à un sur deux ! Du jamais vu, note Investr dans son communiqué, sachant qué’il y a une dizaine d’années, seuls 10 % des nouvelles constructions se retrouvaient dans les portefeuilles d’investisseurs immobiliers.

Une proportion qui ne semble toutefois pas l’inquiéter. Parce qu’il n’y a pas que les logements classiques qui sont pris en compte mais toutes les affectations confondues, bureaux, commerces, kots d’étudiants… Que l’intérêt des candidats ne semble pas fléchir : six Belges sur dix, selon l’enquête, s’imaginent très bien investir dans la brique d’ici quelques années (14 % dans les deux ans, 45 % dans le futur). Mais également parce que dans d’autres pays, et non des moindres, en matière d’occupation, la balance penche davantage qu’en Belgique du côté des locataires. Sans pour autant faire vaciller le marché. Ainsi, en Allemagne, la proportion locataires/propriétaires occupants est de 50/50, alors qu’en Belgique, hors Bruxelles, elle friserait les 30/70.

Un rendement surestimé

Cette confiance des investisseurs dans la brique s’explique principalement par le fait qu’ils considèrent ce type de placement comme un produit sûr, un rempart anticrise. Il n’empêche, et les auteurs de l’étude le relèvent tout en mettant les candidats en garde : alors que le rendement d’un bien immobilier avoisine en moyenne les 3 % en Belgique, les Belges le surestiment encore trop souvent. Plus d’une personne interrogée sur quatre (27 %) table sur un rendement de 5 %. Pour une sur six, ce rendement tourne même autour des 8 %, voire plus.