Immo Presidio Terrace à San Francisco est une rue ovale et fermée par une porte du quartier Tony Presidio Heights, comme l'indique Le Monde. Palmiers, manoirs de luxe d'une valeur dépassant quelques millions d'euros forment un vrai petit coin de paradis pour ses riches résidents.

Pourtant ces derniers ont découvert que leur rue avait été... mise aux enchères et vendue à des investisseurs possédant désormais les trottoirs, la rue en elle-même mais aussi d'autres parties communes. Ces domaines, qui étaient préalablement gérés par l'association des propriétaires depuis 1905, sont désormais détenus par Michael Cheng et son épouse Tina Lam. Tombés des nues, les habitants n'avaient pas été avertis de cette action et ont été mis devant le fait accompli.

En cause, l'association des propriétaires n'avait pas payé un impôt sur les détenteurs de rues privées à San Francisco s'élevant à 14 dollars par an (12 euros). Le bureau des impôts de "Fog City", de son surnom, a donc mis la rue en vente pour un coût dérisoire de 994 dollars, via une enchère en ligne. Le couple s'est finalement adjugé le bien pour 90.100 euros en... avril 2015.


Payer son emplacement de parking

Ce n'est que plus de deux ans plus tard, en mai 2017, que les résidents de Presidio Terrace ont appris la nouvelle par une société contractée par les nouveaux propriétaires et qui leur proposait de racheter leur rue, certainement à un prix plus élevé. Une manière de rentabiliser leur investissement, ni plus ni moins. Une autre solution envisagée serait de faire payer aux résidents le droit de se garer devant leur domicile. "En tant que propriétaires légaux de cette rue, nous avons beaucoup d’options", a déclaré Michael Cheng au San Francisco Chronicle.

Les propriétaires des manoirs ne comptent pas en rester là et ont d'ores et déjà demandé l'annulation de la vente. Ils ont également porté plainte contre les nouveaux acquéreur de la rue afin qu'ils ne puissent pas la revendre à quelqu'un d'autre. L'avocat de la Presidio Homeowners Association a tenu à préciser que la ville s'est trompée en envoyant l'avis d'imposition à l'adresse d'un comptable qui n'avait plus travaillé pour l'association depuis les années 1980.