Entreprise

Au cours de l'année 2003, l'économie et les marchés financiers ont été atteints par le syndrome «maniaco-dépressif», passant de l'euphorie à la dépression, a-t-il été dit lors de la présentation de la nouvelle édition du «Top Trends 30000», radiographie des grandes entreprises de Belgique. Selon Geert Noels, économiste en chef chez Petercam, la croissance en Belgique (1 pc) est en ligne avec les prévisions mais la surprise est venue de l'économie américaine où la croissance «a dépassé les attentes». «Mais il n'y a pratiquement pas eu de création d'emplois et le dollar s'est très fortement déprécié», précise-t-il. «De plus, la croissance américaine s'est faite à crédit, ce qui signifie qu'il faudra encore la payer à l'avenir». Et d'ajouter que l'économie mondiale n'a pas été tenue à flot par les Américains mais plutôt par les Asiatiques.En Belgique, les entreprises ont réalisé de meilleures performances en 2003 qu'en 2002, année considérée comme une période de récession.

Néanmoins, dans l'ensemble, 2003 est à de nombreux égards le miroir de 2002, durant laquelle les 30000 premières entreprises du Royaume comptabilisaient un chiffre d'affaires de 488 milliards d'euros (+2,7 pc par rapport à 2001) alors qu'en terme de bénéfices, un recul de 26 pc à 15,3 milliards d'euros était cité.

Au niveau de l'emploi, 2002 est caractérisé par un recul minime, certes (- 0,1 pc), mais le premier tout de même depuis 1995. L'emploi industriel s'affichait ainsi en baisse de 3,4 pc fin 2002 pour représenter 18 pc du marché de l'emploi. Ces pertes ont été partiellement compensées par le secteur du service et principalement dans le «non-marchand».

Le premier pourvoyeur d'emplois en Belgique était en 2002, la SNCB avec 42518 travailleurs, suivie par La Poste, Fortis Banque et Belgacom. Dans le top 100, on enregistre une diminution de l'effectif dans une entreprise sur deux.

© La Libre Belgique 2004