Entreprise

Quarante supermarchés intégrés Mestdagh sur les 52 que compte l'enseigne n'ont pas ouvert au public mardi. Une heure avant l'ouverture théorique des magasins, le personnel de 23 des 52 magasins intégrés a déjà annoncé son intention de débrayer selon la CNE.

Des piquets bloquent également le dépôt et la centrale, situés à Gosselies (Charleroi). A ces débrayages déjà décidés s'ajouteront en principe d'autres fermetures selon la CNE. D'après le syndicat chrétien, toutes les régions sont concernées.

Selon le Setca, aucun magasin intégré n'ouvrira ses portes à Bruxelles mardi.

Le syndicat chrétien annonce que le mouvement de grève se poursuivra mercredi.

Lundi matin, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, la direction du groupe a annoncé un plan de restructuration avançant notamment le chiffre de 450 suppressions d'emplois, soit un peu moins de 20% du personnel. Une nouvelle organisation du travail a également été présentée, prévoyant la suppression du quart d'heure payé, la polyvalence des tâches et l'ouverture des magasins le dimanche.


Syndicats et direction débuteront les négociations le 17 mai

Les syndicats et la direction du groupe Mestdagh débuteront les négociations dans le cadre de la loi Renault le 17 mai prochain, a indiqué mardi sur Bel RTL le directeur opérationnel Guillaume Beuscart. Il a rappelé sur les ondes l'intention privilégiée du groupe de favoriser au maximum les prépensions et les départs volontaires. "Nous jouerons sur tous les amortisseurs sociaux à notre disposition pour éviter les licenciements secs", a-t-il assuré. "Je comprends l'émoi, la colère et l'inquiétude" du personnel et des syndicats à la suite de l'annonce faite lundi de la suppression de 450 emplois, a-t-il déclaré. "Mais il y a urgence, et nous prenons nos responsabilités."

Le chiffre d'affaires des magasins intégrés ne cesse de baisser depuis six ans, et cette baisse a connu une accélération en 2017. D'après le directeur - qui a pris ses fonctions en mars - les premiers chiffres de 2018 sont également alarmants.

A l'issue d'une réunion lundi, direction et syndicats ont fixé un premier calendrier de négociations, de trois dates. Le premier rendez-vous est fixé au 17 mai.