Entreprise La loi vient d’être modifiée pour que la SNCB puisse aussi agir sur les quais des gares.

Bientôt quinze ans que les trains sont totalement “non-fumeurs” en Belgique. La mesure était devenue effective le 1er janvier 2004. Cependant, malgré les années, “les accompagnateurs de train ont rédigé, en 2017, 622 constats d’incivilité pour des infractions à l’interdiction de fumer dans les trains”. Le chiffre est donné par le ministre en charge de la SNCB, François Bellot (MR), en réponse à une question parlementaire écrite de la députée fédérale Caroline Cassart (MR).

Si la règle est claire dans les trains, elle est plus floue sur les quais des gares. Il est permis de fumer sur les quais en plein air, pas sur les quais couverts. En outre, la police des chemins de fer (les agents de Securail) n’était pas compétente pour constater les infractions dans ce type de lieux publics. Tout au plus, elle pouvait “agir indirectement si le fait de fumer s’accompagne de souillures”, explique M. Bellot. “Les agents de Securail ont ainsi dressé 114 procès-verbaux pour souillures en 2017.”

Les pouvoirs de la SNCB étendus

La législation en la matière vient toutefois d’être modifiée. Depuis le 1er novembre dernier, “le fait de fumer en dehors des zones de tolérance, même sans occasionner de souillures, peut être sanctionné par une sanction administrative de 50 euros infligée par la SNCB”.

La députée Caroline Cassart a aussi voulu connaître les mesures prises par la SNCB pour décourager les voyageurs de fumer. “Les règles liées à l’interdiction de fumer dans certaines parties de l’infrastructure de la SNCB sont rappelées quotidiennement par le personnel et font l’objet d’une signalétique claire”, répond le ministre. “Afin de ne pas inciter les voyageurs à fumer sur les quais, la SNCB n’y installe pas de cendriers.” On peut cependant douter de l’efficacité de la mesure puisqu’il est fréquent de voir des usagers jeter leurs mégots de cigarette sur le ballast des voies.