Entreprise

Chaque année, les entreprises envoient des milliers, voire des millions d’e-mails commerciaux à leurs clients et prospects. Mais comment savoir si le contenu de ces messages est réellement pertinent par rapport à la cible ? C’est à cette question que tente de répondre 8Seconds, une start-up anversoise spécialisée dans l’optimisation des campagnes par e-mail. "Notre plate-forme permet d’envoyer un même message formaté de différentes façons à une fraction de la base de données globale qui doit recevoir l’e-mail", résume Pieter Wuyts, Account Director. "Grâce au retour enregistré sur ce segment restreint de destinataires, on peut déterminer les versions qui engendrent les meilleurs résultats en termes d’ouverture du message, de clic sur les liens, d’achat sur le site "

Techniquement, la solution de 8Seconds est assez simple à comprendre. Un e-mail commercial se compose généralement d’une ou plusieurs images stockées sur un serveur externe. Lorsque l’internaute ouvre le message, le code-source de l’e-mail "appelle" ces images et les affiche dans le navigateur ou le logiciel de messagerie. 8Seconds se glisse au milieu de ce flux et joue le rôle de tampon entre l’e-mail et le véritable lieu où sont hébergées les images. "De la sorte, nous pouvons filtrer les résultats et retenir les éléments qui ont le plus séduit les destinataires", continue Pieter Wuyts. "L’annonceur peut ainsi récolter des informations sur les préférences de ses clients. Par exemple, quel type de photo faut-il utiliser dans l’e-mail ? Quel est le prix que le consommateur juge acceptable pour un certain produit ? Au fil des campagnes, on peut ainsi apprendre à mieux connaître un groupe cible par expérience cumulative."

Et notre interlocuteur de citer une campagne pour Sunparks où pas moins de seize gabarits de messages ont été testés sur un échantillon de 10 000 destinataires. A la clé : un taux de transformation internaute/client qui a grimpé de 830 % par rapport aux chiffres habituels.

Lancée fin 2008, 8Seconds a déjà ouvert un bureau aux Etats-Unis pour commercialiser le bébé outre-Atlantique. Ses fondateurs affirment également que leur solution technologique susciterait l’intérêt d’investisseurs internationaux.