Entreprise Afin d'éviter les taxes européennes de 25% sur ses motos, le constructeur américain Harley-Davidson va délocaliser une partie de sa production hors des Etats-Unis, indique lundi le quotidien "The Financial Times".
Le groupe devrait alors se tourner vers ses usines du Brésil, de Thaïlande et d'Inde pour relocaliser sa production mais cela va nécessiter des investissements supplémentaires qui prendront de 9 à 18 mois pour être finalisés.

Ces taxes douanières, en vigueur depuis vendredi, sont une réponse de l'Union européenne aux taxes d'importation sur l'acier (25%) et l'aluminium (10%) voulues par le président américain Donald Trump. Elles concernent des dizaines de produits, allant du jus d'orange et des jeans aux bateaux, en passant par le beurre de cacahuète, le maquillage et des tubes en acier. 

Un coût de 100 millions de dollars par an

Les mythiques motos Harley-Davidson font partie de cette liste et la marque estime que les taxes pourraient lui coûter jusqu'à 100 millions de dollars par an et elles feraient augmenter en moyenne le prix d'une moto de 2200 dollars.

"Nous pensons que cette énorme augmentation des coûts, si elle est répercutée par les grossistes et les détaillants, aura un impact immédiat et préjudiciable sur le long terme sur les affaires dans la région (de Milwaukee, siège central de Harley, NdlR), en réduisant l'accès des consommateurs aux produits Harley-Davidson et en impactant négativement la pérennité des affaires de nos revendeurs", a signalé le groupe dans un communiqué publié lundi.

En 2017, Harley-Davidson a vendu près de 50 000 motos en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, ce qui représente 18,5 % de ses ventes globales.