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Le drame qui endeuille le Japon nous obligera à repenser notre mode de fonctionnement. Notre façon de vivre, nos habitudes de consommation, nos dépenses et nos gaspillages. Soudain revient à l’avant-plan ce qui aurait dû y rester au moins depuis le premier choc pétrolier d’il y a quarante ans. Que faisons-nous de l’énergie qui est mise à notre disposition ? Que faisons-nous pour l’économiser, pour préserver notre environnement ? Le débat revient brutalement sur la table avec ses questions et ses réponses. Les mêmes questions et les mêmes réponses depuis des années. Nous ne pouvons plus gaspiller, nous devons consommer moins, nous devons modifier une foule d’habitudes. Mais qu’on ne se fasse pas trop d’illusions : nous n’allons pas devoir changer notre façon de vivre pour dépenser moins et faire des économies. Nous allons devoir changer parce qu’il n’y aura pas d’alternative. Et en outre, le changement coûtera plus cher. Nous payerons plus pour disposer d’une énergie plus propre, plus sûre et pour retrouver une plus grande indépendance énergétique. Au contraire des Etats-Unis, l’industrie automobile européenne a compris que pour survivre face à l’envolée des prix du carburant, il fallait investir dans des voitures qui consomment moins et qui, par la même occasion, polluent moins. Mais c’est toute la société occidentale qui aurait dû tenir ce raisonnement et passer à l’acte : investir dans des technologies et des infrastructures qui nous permettent d’économiser l’énergie. Il fallait sans doute des voitures qui consomment moins mais il fallait surtout moins de voitures. La Banque nationale a dénoncé notre surconsommation d’énergie, notre surutilisation abusive de la voiture, la faiblesse de nos efforts d’isolation Nous payons cette attitude via l’inflation élevée qui ronge notre pouvoir d’achat et notre épargne. Il n’y a pas trente-six solutions : nous devons consommer moins. Aujourd’hui et pour demain, c’est le meilleur placement.