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Le ministre fédéral des Finances Johan Van Overtveldt invite AB InBev à réexpliquer les atouts de la Belgique. Le quotidien britannique The Telegraph écrivait mardi que le groupe belgo-brésilien envisageait de déménager au Royaume-Uni. Ce déménagement pourrait éviter à de gros actionnaires de SAB Miller -qu'AB InBev souhaite reprendre-, un important ponctionnement fiscal sur les dividendes à venir du nouveau groupe. AB InBev n'a encore ni confirmé, ni infirmé l'information publiée par The Telegraph. Johan Van Overtveldt a confié à l'Agence Belga n'avoir aucune connaissance "d'une éventuelle intention d'AB InBev de se relocaliser". En outre, le ministre rappelle que le gouvernement Michel "a déjà pris de nombreuses mesures favorables à la croissance des entreprises et au renforcement de notre situation économique. Cela vaut également pour les entreprises et les multinationales. Je pense que les sociétés telles qu'AB InBev en sont conscientes. A cet égard, la Belgique n'a certainement rien à envier au Royaume-Uni".

Lors du dernier contrôle budgétaire, le gouvernement a décidé que la Belgique se conformerait à un arrêt de la Cour de Justice européenne qui a statué que le précompte mobilier belge sur les dividendes versés à des sociétés relevant d'un autre Etat membre est contraire à la libre circulation des capitaux. Cet aspect sera gommé d'ici peu en rabaissant ce précompte à 1,69 pc.

AB InBev a annoncé la semaine dernière son intention de formuler une offre sur son principal concurrent, SABMiller. L'union des deux groupes brassicoles donnerait naissance à un groupe pesant un tiers des ventes mondiales de bière.