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Après un long week-end de négociations autour du budget 2019, on apprend via nos confrères du "Tijd" que le gouvernement Michel serait sur le point de finaliser un accord sur les dossiers sensibles Arco et Belfius.

Selon nos confrères du Tijd, un accord de principe est sur le point de voir le jour sur l'IPO de Belfius ainsi que sur l'indemnisation des coopérateurs d'Arco. Un sujet sensible puisque cette indemnisation est directement liée à l'entrée en bourse de Belfius. Le CD&V, qui est le seul parti à avoir soutenu l'idée d'indemniser les 800.000 anciens coopérateurs d'Arco, a effectivement toujours voulu régler le dossier avant l'IPO de la banque. Pour rappel, Arco, le bras financier du Mouvement Ouvrier Chrétien, avait été emporté par la débâcle Dexia. C'est pour cela que les coopérateurs réclament, pour la plupart, une indemnisation de la part du gouvernement. D'après nos confrères, un fonds serait créé à hauteur de 600 millions d'euros, qui servirait à rembourser les coopérateurs. Pour rappel, on attend toujours la réaction de la Commission européenne au projet officieusement "remanié" pour le plan "Arco", lequel, au niveau de la garantie d'Etat mise en place, avait été rejeté par la Commission européenne. 

Du côté du porte-parole du Premier ministre, on dément fermement ces affirmations concernant l'accord potentiel. "Les négociations sont toujours en cours", a-t-il assuré.

Budget 2019: où en est-on ?

Une série d'autres dossiers sont également sur la table, notamment un "deal pour l'emploi" qui doit remédier au problème des métiers en pénurie et qui présente aussi des implications budgétaires. La compétence appartient au ministre de l'Emploi, Kris Peeters (CD&V), mais la N-VA veut une vraie réforme, et non seulement quelques incitants.

Deux mesures sont mises plus particulièrement en avant: la dégressivité accélérée des allocations de chômage (soit une hausse dans un premier temps suivie d'une baisse plus rapide jusqu'à un montant forfaitaire) et une révision du chômage avec complément d'entreprise (RCC, les anciennes prépensions).

M. Peeters a demandé à l'ONEm d'étudier la piste de la dégressivité qui vient d'un professeur de l'université de Gand (UGent). L'analyse est toujours en cours mais il semble d'ores et déjà que la réforme coûterait de l'argent, apprenait-on lundi. Pour ce qui est des RCC, la loi prévoit déjà que l'âge d'octroi sera relevé à 59 ans en 2019 et 60 ans en 2020.

Parmi les autres dossiers figurent encore la venue d'une quatrième opérateur télécom mobile, chère à l'Open Vld, ainsi la pénibilité des fonctions dans le cadre de la réforme des pensions, indiquait-on lundi. Le remplacement des F-16 devrait également être tranché.

Le moment de la reprise des travaux en comité ministériel restreint demeure indéterminé. Il dépend de l'issue des entretiens bilatéraux menés par M. Michel.