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La FGTB Horval a mené, mercredi, une action de blocage aux entrées du site de l'usine Vandemoortele en guise de protestation suite au licenciement en décembre dernier d'un délégué principal sur le site de Seneffe. Ce mercredi, l'usine de Ghislenghien a été totalement à l'arrêt suite au blocage opéré par les militants et les délégués. La direction de l'usine Vandemoortele a condamné fermement mercredi après-midi le blocage de son site de Ghislenghien par la FGTB. "Vandemoortele déplore que des personnes externes au site de Ghislenghien empêchent les travailleurs du site de travailler et les privent de la sorte de leur droit au travail", communique la direction de l'usine. "Cette action n'a rien à voir avec le droit de grève puisqu'il n'y a aucun désir de la part du personnel du site de Ghislenghien d'arrêter le travail.

Et de rappeler que la direction de Vandemoortele et la FGTB avaient convenu au début du mois de se rencontrer le 23 février. Vandemoortele se dit donc "extrêmement choquée par les actions irresponsables" organisées par la FGTB ces derniers jours.

"Compte tenu des actions récentes menées par la FGTB sur différents sites du groupe, alors même qu'une réunion doit avoir lieu ce vendredi 23 février, il nous est permis de douter que la FGTB ait réellement l'intention de discuter de façon constructive avec la direction de Vandemoortele lors de cette rencontre", a communiqué Jules Noten, CEO de Vandemoortele.

"La direction rappelle que le licenciement du délégué syndical FGTB est dû au fait qu'il a enfreint à plusieurs reprises la législation et les règles d'hygiène minimales, et que, malgré de nombreuses remarques, tant verbales qu'écrites, son comportement ne s'est pas modifié. Le licenciement a été effectué uniquement sur base d'un comportement individuel inacceptable et aucunement en lien avec son mandat syndical. Sa réintégration est par conséquent totalement impossible."

Pour sa part, la FGTB Horval poursuit son mouvement social, estimant "abusif" et "inacceptable" le licenciement du délégué principal sur le site de l'usine de Seneffe. "Le délégué a été licencié en décembre 2017 et 4,5 ans de salaire lui ont été versés en janvier 2018, conformément aux règles de préavis en vigueur pour les délégués syndicaux", précise encore la direction de Vandemoortele.