Entreprise

Les agents de voyages wallons se forment pour décrocher le label en 2019. A 4 mois de l'échéance, il reste du travail.

Comme c’était déjà le cas en Flandre et en Communauté germanophone, les licences des agences de voyages n’existent plus en Wallonie depuis le 1er janvier. Elles ont été remplacées par le label Certa, pour Certified Travel Agent délivré par la Belgian Travel Academy (BTA) sous l’impulsion du secteur lui-même.

Et sous la pression de l’Union européenne qui pousse à la libéralisation croissante de l’accès aux professions. "Ce label, comme l’a souligné Hedy Hafsia, président de l’Upav, l’Union professionnelle des agences de voyages (plus de 350 points de vente en Wallonie et à Bruxelles) lors du congrès organisé en Égypte le week-end dernier, sert à marquer la différence par rapport à ceux qui rentrent aujourd’hui sans formation sur le marché à la seule condition qu’ils aient souscrit une assurance contre l’insolvabilité. Le but, ici, est de maintenir la qualité des professionnels par de la formation continue et de protéger la profession à long terme."

Le principe : atteindre un minimum de 30 points minimum par agent de voyage équivalent temps plein. Des points que l’on acquiert en suivant des formations académiques (10 points) ou commerciales (5 points). En 2018, année de transition, toutes les agences avec licence ont été certifiées d’office.

Belgian Travel Summit au printemps

Par contre, dès cette année, les agents doivent suivre les formations nécessaires à l’obtention du label pour l’agence en 2019. Et il y a encore du pain sur la planche. Il y avait environ 600 licences en Wallonie, avec une moyenne de 2,5 personnes par agence. Sont déjà membres de la BTA, 761 agents. "Soit la moitié environ des agents de Wallonie", se réjouit Marianne Sersli, de la BTA. Parmi eux, 602 agents ont déjà suivi au moins une formation. Côté formations, 130 étaient proposées en date du 30 août - et il y en a davantage aujourd’hui - et 66 ont déjà été suivies avec un taux de participation moyen par formation de 16 personnes.

Enfin, la BTA a l’envie d’être plus "Belgian" demain et d’essaimer à Bruxelles et en Flandre. De concertation et mise en commun, il est aussi question avec l’initiative de l’Abto (association belge des tour-opérateurs, l’Upav et la VVR, association qui représente environ 700 points de vente en Flandre), à laquelle s’associe Clia Belgique, l’association des compagnies de croisière : un Belgian Travel Summit qui devrait réunir les acteurs du secteur au printemps à Ras Al Khaimah, un émirat des Émirats arabes unis. Le but : rédiger un livre blanc du secteur à court, moyen et long terme autour de quatre thèmes : éducation, digitalisation, durabilité et développement des affaires. Pour avoir une vue claire sur le tourisme belge, aujourd’hui et demain.