Aides et conseils tous azimuts

Ph.G. Publié le - Mis à jour le

Entreprise

Lancer son entreprise en personne physique, c'est risqué. Beaucoup cherchent donc à créer une société qui permet de protéger le patrimoine personnel de l'entrepreneur (lire ci-contre). Mais pour cela, il faut réunir des fonds. C'est l'aspect le plus délicat de la création d'entreprise, surtout si l'on part de rien.

Mais l'obstacle peut être surmonté. Sans un euro en poche, peut-on lancer une entreprise? «La motivation est un critère plus pertinent», remarque Fabien Lambert, directeur du Centre d'entreprises Dansaert, qui encadre les candidats entrepreneurs en quête de soutien. «Ceux qui ont recours au Centre proviennent surtout de milieux défavorisés», ajoute-t-il. Les résultats sont pourtant au rendez-vous: le Centre a reçu plus de 200 personnes en 20 mois. Une vingtaine ont abandonné mais 25 entreprises ont été créées, pour une trentaine d'emplois créés. «Et ces entreprises sont parties sur des bases solides: elles vont durer», avance Nawfal Jorio, conseiller au Centre Dansaert.

D'autres Centres d'entreprises sont prêts à conseiller ceux qui veulent se lancer. On y apprend à solliciter les fonds auprès des organismes adéquats (selon l'activité, la situation de l'entrepreneur, ses ambitions, etc.).

Pour une petite entreprise, il est difficile de trouver des fonds auprès des banques. «Leurs prêts se situent généralement sous les 10000 € ou au-dessus de 60000 €», dit Fabien Lambert. «Le Centre doit aider ceux qui cherchent des fonds dans cette fourchette.»

Au niveau fédéral, le Fonds de participation octroie des prêts aux entreprises en formation. Il pratique aussi le microcrédit et le cofinancement (prêts complémentaires à d'autres apports). Dans la Région bruxelloise, la Société régionale d'investissement de Bruxelles (SRIB) propose des prises de participation dans le capital et des prêts pour les «starters». L'Agence bruxelloise pour l'entreprise (ABE) pourra aussi soutenir la naissance du projet, de même que le Fonds bruxellois de garantie. En Wallonie, la Sowalfin a l'ambition de regrouper toutes les sources de financement possibles (prêts, participations, garanties, etc.). En Flandre, l'entrepreneur peut s'adresser à la Participatiemaatschappij Vlaanderen (PMV). Il peut être aussi judicieux de solliciter le Fonds européen d'investissement (EIF). «Il y a aussi le Fonds social européen, à la base de l'Objectif 2 qui a permis la mise en place des Centres d'entreprises», précise Fabien Lambert.

Enfin, «il est possible d'entreprendre au départ d'une asbl (association sans but lucratif): on prend un statut d'indépendant complémentaire et on fournit des services rémunérés à l'asbl», note Alan Keepen, fondateur d'ASB Help, une entreprise spécialisée dans le conseil aux associations. Le goût d'entreprendre peut peut-être aussi se développer par ce biais.

© La Libre Belgique 2005

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