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Le directeur de l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) a reçu mercredi nombre de critiques à propos de la façon de communiquer de l'institution après la fuite détectée à la centrale de Doel 1. Plusieurs députés de la sous-commission sécurité nucléaire lui ont reproché une communication tardive: "L'AFCN ne communique que lorsqu'elle est sous pression des médias. Ca ne va pas", a accusé Jean-Marc Nollet (Ecolo). Electrabel a constaté une fuite d'eau le lundi 23 avril à 6h. La centrale a été mise à l'arrêt et l'AFCN avertie. A ce moment, l'exploitant n'était pas en mesure d'établir la dangerosité de l'incident sur l'échelle INES (International Nuclear Event Scale) car il ne trouvait pas encore la fuite. Cela fut fait le 26 avril dans l'après-midi après le refroidissement du réacteur.

Les médias ont rapporté l'incident durant le week-end. Ce n'est que le lundi 30 qu'Electrabel a pu estimer la dangerosité de l'incident, en l'occurrence très faible puisqu'il a été placé au niveau 0. L'AFCN a confirmé le niveau 0 et l'a communiqué le 2 mai.

Plus d'une semaine s'est écoulée entre l'incident et la communication de l'AFCN. Plusieurs députés ont exhorté l'Agence à communiquer plus rapidement, même s'il n'y a absolument aucun danger.

L'AFCN a fait remarquer qu'elle pressait les exploitants de transmettre plus rapidement leurs informations et qu'elle ne maîtrisait pas tout.

"Mais nous sommes ouverts à une communication plus proactive. Nous nous concertons avec nos partenaires pour procéder à des évaluations de danger provisoires", a expliqué le directeur Frank Hardeman.