ArcelorMittal: direction et FGTB se renvoient la balle

Belga Publié le - Mis à jour le

Entreprise / Emploi

La direction d'ArcelorMittal Liège a réagi jeudi après-midi à la suite de la suspension des négociations sur le volet social. Elle estime que les assemblées organisées par le SETCa et la FGTB "vont à l'encontre des engagements pris au cours des réunions triparties en présence des représentants du gouvernement wallon", indique-t-elle dans un communiqué. La direction liégeoise d'ArcelorMittal estime que le départ de la FGTB et du SETCa de la table des négociations, après la suspension de séance, "démontre leur absence de volonté de travailler sur le volet social alors que toutes les parties s'étaient engagées à maintenir un rythme soutenu, engagement répété par tous en réunion tripartie du 9 septembre dernier en présence du kern du gouvernement wallon."

La réaction du syndicat socialiste n'a pas tardé. "On nous reproche d'expliquer aux travailleurs où en étaient les différents groupes de discussions, d'informer le personnel sur les enjeux de la nouvelle tripartite lundi en compagnie des représentants de la Région tout en les encourageant à venir nous soutenir", argumente le syndicat dans un communiqué.

La FGTB poursuit en pointant du doigt l'attitude de la direction "qui refuse, sur les questions sociales, tout débat, toute négociation. Si les choses ne changent pas, nous expliquerons, lundi, au gouvernement wallon, grâce à qui ces négociations ont pu reprendre, comment la direction continue à torpiller les négociations."

La FGTB conclut en rappelant qu'elle veut "un accompagnement social significatif, des garanties réelles de fonctionnement des outils maintenus dans des conditions de travail satisfaisantes et le respect des promesses que Mittal a faites."


Le décret expropriation soumis au Conseil d'État

Le projet de décret "expropriation" du ministre wallon de l'Économie Jean-Claude Marcourt a passé jeudi le cap de la deuxième lecture au gouvernement wallon et est désormais soumis pour avis au Conseil d'État. Ce décret relatif à "l'expropriation d'actions, d'universalités ou de branches d'activité pour cause d'utilité publique" vise les entreprises qui refusent de céder leurs activités à un repreneurs après avoir fermé leurs portes ou mis un terme à une partie de leurs activités en licenciant des travailleurs.

Certains pays voisins bénéficient de telles dispositions (France, Pays-Bas), tandis que d'autres ont adopté des dispositions semblables dans le domaine bancaire (Royaume-Uni, Allemagne).

Le texte a passé cette nouvelle étape gouvernementale sans modification, après l'échec du Conseil économique et social de Wallonie (les patrons et syndicats wallons) à émettre un avis. Le banc patronal s'est radicalement opposé à ce projet soutenu par les syndicats.

Cette nouvelle avancée intervient alors que le débat entre direction et syndicats s'est tendu jeudi dans l'emblématique dossier ArcelorMittal à l'origine du projet de décret.

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