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Il y a un moins d’un an, le 22 mars 2016, Arnaud Feist était, comme tous les Belges, frappé de stupeur. Des attentats meurtriers frappaient alors le sol belge, fauchant de très nombreuses victimes à l’aéroport de Bruxelles-National mais aussi dans le métro bruxellois. Le patron de Brussels Airport pare alors au plus pressé en activant une gestion de crise, avant d’œuvrer au redémarrage de cet outil indispensable au développement économique de notre pays. “Cette année est passée à une vitesse hallucinante. Il y a déjà un an que nous avons connu cette horreur. La communauté aéroportuaire a fait un travail remarquable pour faire redémarrer cet aéroport. Je suis très reconnaissant à tous les gens qui ont travaillé nuit et jour pendant des semaines pour rendre cela possible”, nous explique-t-il. Emotionnellement, il avoue avoir “du mal” avec la “frénésie médiatique” de reportages et autres reconstitutions actuelles un an après ces événements tragiques. “Ces événements n’ont pas changé la manière dont je fais mon métier mais cela a permis de mettre les choses en perspective. Après avoir survécu à une telle épreuve, on n’a pas forcément la même vision des choses”, ajoute-t-il.

Cet amateur de tennis, de course à pied et de ski entend poursuivre sa route professionnelle à Zaventem. “Mon mandat a déjà été renouvelé plusieurs fois et il termine en 2021. Je suis toujours aussi enthousiaste, même si ce poste est lourd. Depuis un an, on n’a vraiment pas chômé. Mais c’est passionnant. Il y a peu de jobs qui sont aussi excitants que celui que j’ai ici. Je suis là pour durer.”

La Région bruxelloise a décidé d’appliquer la tolérance zéro en matière de nuisances sonores en donnant des amendes aux avions les plus bruyants survolant son territoire. Est-ce une réelle menace pour Brussels Airport ?

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