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ACIER
Les sidérurgistes tentent d'ajuster leurs prix
Mis en ligne le 23/01/2006
La hausse du prix des matières premières ne laisse pas les producteurs d'acier indifférents. Car nombre d'entre elles interviennent dans la fabrication. C'est le cas de la ferraille, du coke, du minerai de fer et des alliages comme le nickel, le chrome, etc. «La hausse du prix des matières premières est une situation à laquelle les entreprises sont confrontées depuis fin 2003. L'impact sur les prix est différent selon le produit et, jusqu'à présent, les producteurs ont su trouver des mécanismes pour ne pas être trop pénalisés par le phénomène et répercuter la hausse sur leur prix», explique Christian Mari, directeur de la communication d'Eurofer, la confédération européenne de l'industrie sidérurgique.
La répercussion de la volatilité du prix des matières premières dépend du principal composant qui intervient dans la fabrication de l'acier. Chez Arcelor par exemple, leader européen de l'acier, la matière de base qui intervient dans la fabrication des poutrelles est la ferraille. Le groupe publie mensuellement sur son site le prix de la ferraille qui sera pris en compte dans la fixation de celui des poutrelles. Un système similaire est également mis en place pour l'inox où le groupe tient compte du prix du nickel ou du chrome.
Quid des aciers plats au carbone dont le principal utilisateur est le secteur automobile et la matière de base, principalement le minerai de fer? D'après Christian Mari, il y a un risque lié à la loi de l'offre et de la demande. Jusqu'il y a peu, malgré la flambée du prix du minerai de fer, les aciéristes n'ont pas pu la répercuter sur leurs prix, car la demande n'était pas assez élevée. «Les utilisateurs d'acier ont sorti les stocks qu'ils avaient en réserve et ont donc demandé moins d'acier sur le marché. Il y a eu une correction à la hausse en 2005 et qui devrait se confirmer en 2006, mais il faut voir», indique Christian Mari. La durée des contrats (annuels ou pluriannuels) est un élément non négligeable, mais la tendance actuelle vise à insérer une disposition dans les contrats pour permettre aux aciéristes d'ajuster (à la hausse ou la baisse) leurs prix en fonction notamment du coût des matières premières. (Ph. Law.)
© La Libre Belgique 2006
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