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AUTOMOBILE
Nouvelle pression sur le secteur automobile
Mis en ligne le 23/01/2006
Pétrole, acier, zinc, cuivre, plomb, aluminium... Le secteur automobile est certainement l'un des plus touchés par la flambée du prix des matières premières. Et cela dans un contexte déjà difficile pour l'industrie. «Dans des marchés de remplacement comme l'Europe et les Etats-Unis, le secteur automobile est confronté à un phénomène de surcapacité - le nombre de véhicules vendus en Europe était de 3pc inférieur en 2005 à ce qu'il était en 2004 alors que dans le même temps les usines tournent en moyenne entre 75 et 80pc de leurs capacités - couplé à une guerre des prix entre marques. Dans ce contexte, la flambée du prix des matières premières n'est évidemment pas une très bonne nouvelle», explique Pieter Donck, directeur d'Agoria Automobile. Une situation d'autant plus problématique que les constructeurs, concurrence oblige, ne répercutent pas cette hausse de coûts sur le client final. «Résultat des courses, les marges sont sous pression tant pour les constructeurs que pour les équipementiers. Regardez aux Etats-Unis les difficultés d'équipementiers comme Delphi ou Federal Mogul. En Europe, le phénomène est un peu moins marqué», ajoute encore Pieter Donck. Les constructeurs sont d'autant plus touchés par la flambée du prix des matières premières qu'ils ont investi massivement dans des nouveaux matériaux, notamment l'aluminium, destinés à alléger les véhicules et à réduire leur consommation en carburant.
Les marques les plus touchées? Certainement celles actives sur les gros volumes - 500000 à 600000 unités sur le marché européen - dans les segments des petites citadines et des berlines moyennes où les marges sont déjà fortement réduites et où la concurrence est rude. Donc des Fiat, Renault, Ford, Opel, Volkswagen&Co. Les marques produisant des véhicules tout terrain ou des modèles plus haut de gamme sont, elles, moins exposées. «En tout état de cause, le secteur devra chercher ailleurs que chez le client et via des réductions de coûts à tous les niveaux la manière d'absorber cette hausse des prix des matières premières», conclut Pieter Donck. (V.S.)
© La Libre Belgique 2006
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