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CONSTRUCTION
L'expérience de l'acier sera-t-elle bénéfique?
Mis en ligne le 23/01/2006
En 2004, le bâtiment lançait un appel au secours dans toutes les directions: le prix de l'acier ayant tellement augmenté, et surtout, d'une manière si brutale, bon nombre d'entrepreneurs se retrouvaient dans une position difficile. «La conjonction des deux phénomènes - hausse et rapidité - a amplifié les conséquences, tout en touchant un plus grand nombre d'acteurs du secteur, explique Jean-Pierre Liebaert, de la Confédération construction. L'acier est utilisé essentiellement en gros oeuvre (béton armé, poutrelles...), mais tant dans les bâtiments industriels et professionnels, qu'en génie civil. Les sociétés de grande taille, dont les contrats sont conclus longtemps à l'avance - jusqu'à un an - ont bien sûr été fort touchées, mais les plus petites aussi, puisque les prix accusaient des hausses sensibles de semaine en semaine».
L'acier ayant servi d'avertissement, l'augmentation récente des métaux non ferreux, comme le cuivre ou le zinc bien présents dans le bâtiment, mais plutôt au niveau des parachèvements, pourrait avoir moins d'impact. «Ce n'est pas aussi simple, ajoute Jean-Pierre Liebaert. Prenons le cas du zinc qui, dans une construction de type résidentiel, intervient surtout en toiture. Pour l'entrepreneur général, l'impact sera limité, même s'il n'a pas intégré dans son devis de mesure de précaution. Pour le couvreur, par contre, les conséquences seront plus graves». A ce jour, impossible de dire si le bâtiment en souffre. A l'époque du coup de sang de l'acier, la Confédération avait recommandé à ses membres l'usage de formules de révision adéquates, tant vis-à-vis de leurs clients que de leurs fournisseurs. Mais sont-elles utilisées?
«Puisque la validité d'une commande est moins longue dans le parachèvement et donc que l'entrepreneur peut plus facilement réagir et ajuster ses prix, on peut penser que l'impact sera moins fort, conclut le spécialiste. A condition que la hausse reste régulière. Car le moindre bond sera tout aussi fatidique». Une statistique paraît déjà confirmer cette éventualité: la hausse du nombre des faillites entre 2004 et 2005, plus marquée dans le segment des parachèvements. (C.M.)
© La Libre Belgique 2006
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