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Dossier
Gagner de l’espace
Mis en ligne le 17/11/2008
Le télétravail n’est qu’un des aspects d’une politique plus large menée par Siemens Belgique. “Nous avons beaucoup réfléchi aux problèmes de mobilité. Nous avons travaillé suivant trois axes”, explique Roland De Koninck, responsable de la mobilité pour le groupe. “Le premier est “extra-muros”. Il s’agit d’éviter que nos collaborateurs se déplacent du domicile au lieu de travail. Le télétravail est une des solutions envisagées. Nous avons aussi créé des bureaux satellites (il en existe trois actuellement) dans les régions où nous avions beaucoup de collaborateurs et beaucoup de clients. Nous avons aussi conclu un accord avec Carestel pour que les collaborateurs puissent travailler dans les restoroutes. C’est un échange win-win : nos télétravailleurs occupent de l’espace, mais consomment aux heures creuses.”
Le deuxième axe développé par Siemens est “intra-muros”. “Nous avons développé un programme de bureaux partagés que nous appelons “dynamic office”. Pour gagner de l’espace. Enfin, le troisième axe est une forme alternative de déplacement. Du car-sharing, par exemple.”
La motivation de Siemens est aussi la rétention de son personnel. “Au début des années 2000, les primes ne suffisaient pas à convaincre les collaborateurs de rester chez nous. Ce qu’ils souhaitaient plutôt, c’était un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. En travaillant plus près de chez eux notamment.”
Aujourd’hui, dans l’entreprise, quelque 80 pc des 2 500 travailleurs ont la possibilité de télétravailler. A tous les niveaux. “Plus de 85 pc d’entre eux le font de manière régulière, les autres sporadiquement”, précise Roland De Koninck. Et chacun choisit son rythme. “Certains ne viennent pas au bureau durant toute une journée, d’autres arrivent plus tard pour éviter les bouchons ou partent plus tôt pour aller chercher les enfants, par exemple.”
Quel investissement cela représente-t-il ? “Si nous n’avions investi que dans le télétravail, l’opération aurait eu un coût. Bien qu’on aurait eu tout de même une augmentation de la productivité des collaborateurs, due à un gain de temps dans les déplacements et à une plus grande satisfaction. Mais il faut voir notre politique dans son ensemble. Avec les bureaux partagés, nous avons gagné des mètres carrés. Là, l’investissement est récupéré en une année.”
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