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Dossier

Attirer les talents

Mis en ligne le 17/11/2008

Spécialisée dans le conseil en réglementation des télécoms, médias et commerce électronique, Cullen International emploie une main-d’œuvre très spécialisée et internationale. “Que nous avons du mal à trouver”, explique Philippe Defraigne, directeur marketing de Cullen. “Pour pouvoir attirer ces profils, nous avons choisi la solution du télétravail. Pour la flexibilité qu’il offre.”

Un télétravail appliqué bien au-delà de ce qui se fait en général. “Nous avons une vingtaine d’employés en Belgique (à Namur et, depuis peu, à Bruxelles), dont certains font du télétravail un ou deux jours par semaine. Mais nous avons surtout des collaborateurs qui travaillent de chez eux à l’étranger”, explique Philippe Defraigne. Et de donner comme exemples: celui d’un Finlandais qui travaille à Rome et qui ne vient en Belgique qu’une semaine par mois; celui d’un Autrichien qui ne veut pas quitter Vienne; ou encore celui d’une Suédoise qui reste souvent à Stockholm. “Ce sont des profils vraiment intéressants. Ces gens travaillent très bien; ils ont une grande autonomie; ils aiment ce qu’ils font, et n’ont pas besoin d’être supervisés ou surveillés.”

Pour assurer des contacts entre les différents travailleurs, Cullen organise tous les lundis matin une réunion, certains étant présents physiquement, d’autres par téléphone. “Nous veillons aussi à ce que les gens se connaissent. Nous organisons deux à trois fois par an des activités pour tout le monde, comme une journée dans les Ardennes ou un dîner de Noël. C’est important, surtout pour socialiser nos collaborateurs et pas pour parler boulot.”

Si la formule offre de nombreux avantages, certains défis sont aussi importants. “Selon moi, c’est souvent lors de contacts informels – près de la machine à café, par exemple – que sortent les bonnes idées. Chacun dit alors ce qui lui passe par la tête. Cela marche évidemment moins bien par mail ou par téléphone. Ce moindre échange d’idées – et, donc, de créativité – est un des inconvénients du télétravail pour lequel je n’ai pas de solution”, note Philippe Defraigne.

Eloignés de l’entreprise, les collaborateurs étrangers sont aussi moins proactifs. “Ils font très bien ce qu’on leur demande – ce qui est déjà formidable –, mais pour les projets de croissance, ils sont naturellement moins proactifs. Ils ont aussi moins de responsabilités. Ils peuvent parfois jouer un rôle important dans un projet, mais surtout sur l’aspect technique. Il est, par contre, difficile de faire du “people management” quand on n’est pas là. Il peut y avoir des malentendus par e-mail ou par téléphone. Et c’est encore plus difficile dans un contexte international avec des cultures différentes.”

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