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Banques
Triodos, refuge pour qui cherche la sécurité absolue
Mis en ligne le 17/01/2009
Chez Triodos Belgique, la crise financière a provoqué une véritable ruée de nouveaux clients. Son directeur, Olivier Marquet, le confirme : "En moyenne, nous avons enregistré six fois plus d’ouvertures de comptes au cours des trois derniers mois de l’année 2008. Le mouvement avait déjà commencé depuis le début de l’année, mais au dernier trimestre, c’était vraiment flagrant."
Triodos est une banque qui se caractérise par une relative simplicité de ses activités. Ici, pas question de jouer avec des produits structurés, des créances titrisées et autres actifs complexes. Triodos utilise simplement les dépôts d’épargne de ses clients comme base pour ses crédits dans des secteurs durables. Ce financement de projets culturels, sociaux et environnementaux passe par une analyse poussée des dossiers introduits auprès de la banque qui bénéficie d’une grande expertise dans ces domaines. Elle se targue de pouvoir présenter à ses clients la destination exacte de leur argent. Triodos publie d’ailleurs la totalité des crédits qu’elle octroie. Elle organise d’ailleurs chaque année une journée de rencontre entre les entrepreneurs auxquels elle prête de l’argent et les clients dont elle reçoit l’épargne. "De cette façon, la banque Triodos veille à assurer un lien entre l’argent, l’homme et la réalité économique", explique son site Internet.
Cette approche simple et saine du métier de banquier a convaincu les clients qui se sont réfugiés chez Triodos à la fin de l’année dernière. "Il s’agissait très souvent de gens qui étaient intéressés depuis très longtemps par le projet de la banque Triodos", précise Olivier Marquet. "Au début de la crise et pendant la crise, ces gens ont visiblement été définitivement convaincus que c’était notre modèle de banque qui leur convenait. C’est en tout cas l’explication que nous avons reçue chaque fois que nous avons demandé à un client pourquoi il venait chez nous." D’où venaient ces clients ? "De partout, aussi bien de grandes que de petites banques", répond Olivier Marquet. "On en a vu débarquer avec 5000 € et d’autres avec un million d’euros !"
"La santé de notre bilan et de notre structure, qui ne dépend absolument pas du marché interbancaire, fait que nous sommes peut-être plus solides que d’autres banques. Nous ne devons pas payer les primes de risques que ces institutions doivent payer", conclut Olivier Marquet. Bref, le succès de Triodos est une bonne leçon pour les grands financiers qui se sont plantés lors de la crise des "subprimes"
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