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Tic-tac
Le monde à l’heure de Bastogne
Marc Vandermeir
Mis en ligne le 13/09/2009
Avant de lancer Ice-Watch, Jean-Pierre Lutgen était dans les montres publicitaires. "J’espérais depuis longtemps créer une montre pour le marché des boutiques", confie-t-il. "Je pouvais me baser sur mon expérience. Mais si, pour nous, dessiner et fabriquer une montre était facile, la mettre sur le marché et rencontrer le succès était un défi."
Il y a deux ans, il découvre à Hong Kong une montre en plastique. Qu’il a l’idée de décomposer en dix parties en proposant à ses clients publicitaires de la remonter à leur gré. "Nous arrivions à de chouettes résultats, et nous avons décidé de nous lancer", dit-il. Les critères de qualité mis au top, une marque, Ice-Watch, est créée, et une collection présentée pour la première fois en avril 2008.
Aujourd’hui, Ice-Watch est présent aux quatre coins du monde. Pour Jean-Pierre Lutgen, les possibilités sont inépuisables. A preuve, son entreprise sort deux collections par an. Entre autres à partir des couleurs qui seront celles de la mode de l’année. "Nous venons aussi de déposer une nouvelle marque, Ice-Swiss - la référence à la Suisse nous oblige à assurer au moins 50 % de la fabrication dans ce pays -, qui sera plus haut de gamme, fabriquée à partir d’un matériau innovant, et distribuée uniquement dans le secteur de la bijouterie", déclare-t-il.
Aujourd’hui, tous les produits qui fonctionnent suivent des idées. La plus ancrée est sans doute le changement. "Donc, nous avons créé une montre pour le changement, pour trois raisons. D’abord, le prix qui démarre à 59 euros. Ensuite, par une gamme très variée de couleurs. Enfin, par des collections qui suivent les activités de la journée : travail, sport, soirées, etc. Et, parce que les gens changent de montre, on espère qu’ils vont les collectionner."
Collectionner, donc ranger. Du coup, chaque montre est fournie dans une boîte spéciale qui peut être empilée sur une autre. Ces boîtes suivent les collections et sont de la sorte aussi l’identité de la montre. Une identité également en magasin, avec des vitrines dans la même ligne, qui sont une forte mise en valeur. "Un concept complet, jusqu’au petit sac très original dans lequel est glissée la boîte contenant notre montre", indique-t-il.
Les montres sont fabriquées en Chine, Jean-Pierre Lutgen n’en fait aucun mystère. Mais précise qu’elles le sont dans une usine de très haute qualité qui fabrique aussi certaines marques prestigieuses. La Chine n’assure que le montage, avec des composants venus de divers endroits du monde. Tout est imaginé et dessiné en Belgique. "En toute modestie, je dirais que c’est comme ce que propose le catalogue Ikea ou encore comme les I-Pod et tant d’autres choses. Design, catalogue, service points de vente, site Internet, etc. sont assurés ici. Toute la plus-value est belge." Et même renforcée. Car, aujourd’hui, Jean-Pierre Lutgen a relocalisé ici, chez Trabelbo, à Marbehan, la fabrication des présentoirs de magasin. "Je voulais, puisque nous ne pouvions pas réaliser l’assemblage ici, que toute une série de sous-traitances soient belges et même régionales. Cela génère du chiffre d’affaires en Belgique", conclut-il.
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