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Entreprises | Horeca
Laver son linge sale en industrie
Frédéric Chardon
Mis en ligne le 12/10/2009
Il suffisait d’y penser Les activités de l’Horeca ouvrent la porte à une fonction industrielle très spécialisée : la location et l’entretien du linge pour les hôtels, les restaurants, les traiteurs, les organisateurs d’événements. Et A&M (Ardennes et Meuse), une entreprise liégeoise, s’est investie exclusivement dans ce secteur. La société vient d’ailleurs d’inaugurer ses toutes nouvelles infrastructures dans le zoning des Hauts-Sarts (à Herstal). Le développement d’A&M s’est joué sur le long terme : depuis sa création en 1950 (où seul le linge des particuliers était traité) à aujourd’hui, le chiffre d’affaires a progressé pour atteindre 4,5 millions d’euros en 2008. Pour 2010, la direction vise le seuil symbolique des 5 millions d’euros.
La raison de ce succès ? Pour Joseph Broers, administrateur délégué d’A&M, "notre formule est particulièrement avantageuse pour nos clients, ils ne doivent pas investir dans le linge et en disposent tout de même via une sorte de leasing". Autre idée brillante : A&M gère la livraison du linge elle-même grâce sa branche logistique. "On adapte les stocks aux clients, en fonction de leurs besoins exacts. On évite au maximum le nombre d’allers et retours inutiles de nos livreurs." Economique, certes, mais aussi plus écologique. En effet, les 4200 m2 d’atelier flambant neuf que compte le site d’A&M en région liégeoise permettent, selon la direction, de réduire au maximum l’impact de ce nettoyage à grande échelle sur l’environnement. Notamment grâce à un système informatique qui adapte les volumes d’eau utilisée et la température à atteindre pour extirper la crasse "De 1990 à aujourd’hui, nous avons réduit de 86 % les besoins en eau pour la blanchisserie !", claironne l’administrateur délégué. "Nous sommes reconnus de manière informelle comme la blanchisserie la plus moderne d’Europe " Au rang des outils high-tech, on citera également le système (assez impressionnant) de convoyage et de stockage aériens du linge, ou encore la plieuse automatique de peignoirs (unique en Belgique).
Ces mesures environnementales ne semblent pas hypothéquer les perspectives de développement d’A&M. Le groupe, d’ores et déjà leader en Wallonie (avec 80 % du marché), cherche, en effet, à s’étendre à Bruxelles tout en restant réaliste, car la concurrence y est plus forte. "Par ailleurs, nous ne pouvons pas étendre notre zone commerciale à l’infini pour des raisons de proximité géographique des clients", précise Joseph Broers. Au fait, qui sont ces concurrents potentiels ? "Surtout des grands groupes internationaux. A&M ne rentre pas en compétition avec les petites blanchisseries." Enfin, A&M, qui traite aujourd’hui 90 tonnes de linge par semaine, a pour objectif de passer à 120 tonnes par semaine. Et le blanchisseur industriel est actuellement en négociation avec le futur hôtel cinq étoiles qui doit s’implanter dans le cœur de la Cité ardente.
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