La Libre.be > Economie > Entreprise / Emploi > Article
La Libre entreprise / Dossier
Tout est bon, pourvu qu’on en parle !
Yves Cavalier
Mis en ligne le 02/10/2010
Les portes ouvertes, comme la "Journée découverte entreprises" de ce dimanche, remportent un succès croissant auprès du public. C’est vrai, c’est souvent l’occasion de pénétrer dans les coulisses d’une usine, d’un bâtiment industriel ou même d’une administration pour en sortir mieux informé et, peut-être, avec une autre image de l’entreprise.
Car c’est bien d’image qu’il s’agit. L’image de l’entreprise dans la société. "Soigner son image, c’est essentiel. Ne pas communiquer ou mal communiquer, c’est se condamner à subir une image imposée par l’extérieur", nous explique Madeleine Dembour qui pilote Kalamos (conseil en communication), mais qui est aussi l’auteure de "Qui a peur des journalistes ?"(Edipro, 2008), un véritable vade-mecum de la communication à l’usage des patrons. Ce n’est donc pas vraiment un hasard si c’est elle également qui a pris en charge la communication de la "Journée découverte entreprises".
Participer à des portes ouvertes, c’est un acte de communication qui permet aussi de replacer l’entreprise dans son environnement "citoyen". Mais ce n’est qu’un acte parmi d’autres. Pour les professionnels de la communication, se contenter d’une journée portes ouvertes une fois l’an, c’est un "one shot", alors qu’il serait possible d’intégrer cette action dans tout un programme de communication. Pour beaucoup de PME en particulier, ce pourrait être un point de départ pour aller plus avant, dans une stratégie de communication.
Premier conseil, surtout en période de crise : soigner ses propres médias permanents. On ne pense pas assez à remettre en question son logo, son identité visuelle. Or, ce sont les premiers contacts avec le monde extérieur. "Lorsque je m’adresse à des entreprises, je commence par consulter leur site Web. Je suis frappée de voir combien de sites ne sont pas à jour et/ou affichent des informations obsolètes. Aujourd’hui, un website est indispensable, mais c’est surtout une carte de visite : il faut qu’il soit impeccable", souligne notre interlocutrice. Le pire étant certainement la mention "en chantier" qui trône au milieu de la page d’accueil.
Et d’insister aussi sur l’importance des réseaux sociaux. "Walibi a plus de 100 000 fans sur Facebook, et l’entreprise entretient ce lien. Elle organise des journées à prix réduits pour ses fans." En d’autres termes, il faut veiller en permanence à sa "e-réputation", rester attentif à ce qui se dit à propos de son entreprise sur les réseaux sociaux et s’efforcer de rester proactif (voir ci-contre).
Cela dit, s’inscrire sur les réseaux sociaux est une chose, mais il ne faut pas oublier les réseaux traditionnels d’entreprises (Union des classes moyennes, Union wallonne des entreprises, Fédération des entreprises de Belgique, les chambres de commerce ). Bien sûr, il faut les exploiter pour ce qu’ils sont : "C’est un peu le concept de l’auberge espagnole. Il faut y apporter quelque chose pour en retirer quelque chose, mais c’est un appui certain", souligne Madeleine Dembour qui a longtemps œuvré au sein de l’UWE.
Autre formule qui fait un tabac en communication : les grands prix ! A vue de nez, on dénombre pas moins d’une trentaine de prix attribués généralement chaque année à des entreprises selon divers critères. On retrouve une demi-douzaine de prix "économiques" parmi lesquels le prestigieux Manager de l’année, on compte déjà cinq prix "verts" pour l’environnement, une petite dizaine de prix attribués aux entreprises "responsables" parmi lesquels le Caïus du mécénat ou le Meilleur employeur de Randstad, au moins trois prix pour entreprises "innovantes", sans parler des prix attribués "localement", de Mons aux Cantons de l’Est
La plupart de ces prix sont accordés sur la base de candidatures spontanées. Autant dire qu’il y a des chasseurs de prix professionnels qui sont passés maîtres dans la préparation de dossiers de candidature, et qui finissent un jour ou l’autre par décrocher un trophée qui sera en bonne place dans le hall d’entrée, dans le catalogue et sur le site Internet. Autant y penser.
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...