Abonnez-vous a La Libre Belgique

Entreprendre a un sens

Solange Berger

Mis en ligne le 15/01/2012

Créer son entreprise ? Oui, bien sûr. Mais, surtout, en lui donnant du sens et de la joie pour obtenir des résultats.
Eclairage

"Le tissu économique européen se dégrade. Qui en profite ? La Chine, notamment. Si nous ne faisons rien, nos enfants seront Chinois !" Pour Pierre Sornin, fondateur de Es. Sense, il est temps de réagir. "En Belgique, seuls 4 % de la population rêve de devenir entrepreneur; aux Etats-Unis, ils sont 52 %. Un entrepreneur américain va faire 12 fois faillite et quand même se relancer dans l’aventure d’une nouvelle entreprise. En Belgique, non Vous échouez une fois, et on ne croit plus en vous. Du coup, l’énergie aux Etats-Unis est différente. Les mentalités doivent changer. Si, dans 5 ans, on arrive à 10 % de Belges qui rêvent d’être entrepreneurs, je suis le plus heureux des hommes."

Pierre Sornin est lui-même entrepreneur. Il a créé, il y a quatre ans, son entreprise, Es. Sense, dont l’objectif premier est de donner du sens à l’entreprise. "La plupart des collaborateurs ne connaissent pas le sens, la vision de l’entreprise pour laquelle ils travaillent. Ni comment ils contribuent à faire évoluer cette entreprise. Or, le sens compris et partagé par toute une équipe rend les collaborateurs plus heureux et, donc, plus efficaces. Le sens a un effet turbo sur l’entreprise."

Es. Sense travaille avec des consultants internes et externes ainsi qu’avec des "executive coaches" qui sont des patrons d’entreprise, et coachent eux-mêmes d’autres patrons. Avec ses clients, la société de consultance travaille sur plusieurs années. "Nous créons chaque fois un nouveau projet pour lequel nous devons tout le temps développer de nouvelles techniques." Parmi celles-ci, le "life change experience" : "En trois jours, on nettoie au carsher les croyances limitantes qui impactent l’entreprise." Autre technique : celle développée par la guide spirituelle canadienne Diane Leblanc et adaptée au monde de l’entreprise. L’idée : définir les structures profondes qui permettent d’expliquer les conflits dans le couple, l’entreprise,

L’idée de ce sens n’est pas toujours facile à comprendre. "Beaucoup me demandent ce que je veux dire par là. En plus du sens, je parle désormais de notions plus directement compréhensibles que sont la joie et les résultats", explique Pierre Sornin dont le souhait est qu’il y ait plus de joie dans le travail. "C’est toujours plus agréable de diriger des équipes où les gens sont plus heureux et de là, plus énergiques." Pour Pierre Sornin, le moteur principal de l’entreprise doit être la joie. "Or, aujourd’hui, ce sont surtout l’avidité et la peur qui sont les moteurs de l’entreprise. C’est souvent une question de mentalité. Nombreux sont ceux qui estiment qu’ils ne peuvent pas avoir une vie faite de joies. Pourquoi. Ma journée démarre dans la joie. C’est moi qui le choisis. Je pourrais tout aussi bien décider de la démarrer dans la peur."

Autre constat du consultant : "En Europe, il y a beaucoup de sceptisisme vis-à-vis de la joie et de la réussite. Pour beaucoup, les gens qui sont riches le sont devenus de façon malhonnête."

Pour stimuler cet esprit entreprenarial essentiel selon lui, Pierre Sornin organise un "Congrès des magiciens du succès" (1). "Je suis allé à un Forum qui regroupe quelque 10 000 personnes en trois jours et trois lieux (New York, Londres et Singapour). Lors de ces journées, des multimillionnaires viennent présenter leur recette du succès. L’énergie qui s’en dégage est étonnante. Au contact de ces gens-là, il n’y a pas de limite. J’ai décidé d’organiser une journée équivalente en Belgique." Lors de ce congrès qui se veut exclusif et réservé à 200 CEO, six patrons viendront évoquer la recette de leur succès. L’idée est de faire découvrir la dimension invisible qui mène au succès. "On y évoquera les racines de l’entreprise", précise Pierre Sornin qui y emploiera des "techniques d’animation qui font bouger les choses".

Le but de ces rencontres n’est pas que tout le monde devienne milliardaire. "Mais il ne faut pas non plus cracher sur l’argent. J’ai longtemps négligé cette dimension. Pour réussir une entreprise, deux énergies sont essentielles : l’énergie rationnelle de l’argent et l’énergie émotionnelle intuitive. Les deux sont importantes. C’est grâce, notamment, à cet argent que je peux réaliser des choses, comme envoyer des consultants de l’autre côté de la planète dans le cadre de "Sense for the Planet" (NdlR: voir ci-dessous) . Mais l’argent ne doit pas être une fin en soi. On ne devient pas milliardaire pour être milliardaire. Il faut que cela ait un sens."

Savoir Plus

(1) Le Congrès se tiendra le 1er mars à l’Aula magna de Louvain-la-Neuve. L’accès se fait sur invitation exclusive. Outre Pierre Sornin, les speakers seront Etienne Van de Kerchove (Iris), José Zurstrassen (Keytrade Bank), Benoît Fally (StateStreet), Patrick Deroanne (Deroanne) et Marc Vossen (NRJ-Nostalgie).

Autres Informations

Facebook

À ne pas manquer

ESSENTIELLE

Retrouvez toute l'actualité féminine, mode et bien-être sur le site essentielle.be

Voyages

Destinations exclusives et parcours culturels.

Emploi

Trouvez un job

Haut de page