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PME | Internet

Un patron wallon qui met les points sur les "e"

Pierre-François Lovens

Mis en ligne le 01/06/2009

Olivier de Wasseige, patron de Defimedia, fait l'éloge de la présence des entreprises sur Internet. Le commerce électronique, en particulier, serait un puissant levier de croissance pour les PME.

Olivier de Wasseige n’a rien du geek (terme qui désigne un jeune féru de nouvelles technologies) ou du digital native (la génération des 15-25 ans pour qui Internet est devenu une habitude journalière). Proche de la cinquantaine, l’administrateur délégué de Defimedia est avant tout un fin connaisseur des "Tic", acronyme qui englobe les technologies de l’information et de la communication et dont Internet est devenu le maillon central. Informaticien de formation, il a une qualité qui n’est pas toujours de mise chez ses confrères : quand il disserte d’informatique, on le comprend ! Pédagogie (il enseigne) et pragmatisme (il est sur le terrain des affaires) font partie de son bagage de chef d’entreprise.

Après avoir travaillé pour le compte de plusieurs multinationales informatiques (IBM, Capgemini, etc.), il crée sa propre entreprise à l’automne 1999 (DefinITion). Six ans plus tard, il s’associe à IMmedia, dont naitra l’agence web Defimedia et qu’il co-dirige avec Anne Marie Heller et Luc Ponsard depuis le parc Crealys de Gembloux. "Nous avons réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires d’1,7 million d’euros, avec un effectif de vingt personnes. Pour 2009, notre carnet de commandes est déjà quasiment rempli. On ne devrait donc pas subir les effets de la crise économique", résume Olivier de Wasseige. Parmi les plus récentes réalisations de Defimedia, on épinglera le nouveau magasin en ligne de Photohall, exemple de l’un des pans d’activité de la société, le commerce électronique (e-commerce).

Defimedia est une affaire de "e" (prononcez "i"). E-commerce, e-business, e-governement, e-communication, e-marketing, e-learning et, last but not least, eBay (célèbre site de ventes d’enchères dont Defimedia est un partenaire actif en Belgique) : ce sont là tous les champs d’actions couverts par la PME namuroise. Des "e" qui sont, aux yeux d’Olivier de Wasseige, autant de leviers de croissance pour les entreprises (petites, moyennes et grandes). En janvier 2008, il l’expliquait en long et en large dans un ouvrage qui a connu un joli succès de librairie et sur le Net (via le site et le blog www.toutlemondevaenparler.be). "J’y donne de nombreux cas d’entreprises wallonnes qui ont utilisé Internet pour se développer ou créer une nouvelle activité", explique l’auteur. Les messages délivrés y sont multiples. Un : en se lançant sur la Toile, une entreprise doit apporter une valeur ajoutée aux clients. Deux : les relations "business-to-business" en ligne sont beaucoup plus importantes qu’on le pense. Trois : l’e-marketing est à la portée de tous et complémentaire aux supports traditionnels. Quatre : les outils en ligne ne se limitent pas à la création d’un site. "J’ai un client, par exemple, qui réalise 40 % de son chiffre d’affaires sur eBay". Cinq : croire que paraitre sur Internet suffit pour vaincre est une illusion. D’ailleurs, certaines entreprises ne vendront jamais rien via le Net.

Dans cet ensemble, Defimedia se distingue d’autres agences web wallonnes par le spectre de ses services. "On intervient très en amont, avec des missions de consultance, et on accompagne les projets jusqu’à leur phase de lancement et de développement. Une autre spécificité est Atoms, un logiciel de gestion des contenus créé par nous. Nous menons aussi des projets de recherche avec des universités francophones", détaille M. de Wasseige.

Le futur des entreprises sur Internet parait radieux, particulièrement en Wallonie, laisse entendre le patron de Defimedia. "La Belgique n’est certainement pas en retard en matière d’e-business. Quatre sites de commerce électronique sont créés quotidiennement, analyse-t-il. Dans le même temps, si 36 % des sociétés wallonnes achètent déjà des biens et services sur Internet, seulement 10 % vendent. Il y a là un énorme potentiel". A bon entendeur

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