Entreprise A la veille du très attendu CA, la piste de la privatisation partielle de la banque fait débat.

A la veille du très attendu conseil d’administration de Belfius qui doit préciser sa position vis-à-vis d’une privatisation partielle de la banque, les partis francophones de l’opposition commencent à donner de la voix. Mercredi, le député wallon CDH Dimitry Fourny a interpellé le ministre du Budget, Christophe Lacroix (PS), pour s’étonner de la passivité de ce dernier dans ce dossier alors que le gouvernement wallon a adopté le 13 avril 2016 une résolution demandant au gouvernement wallon de s’assurer notamment que l’Etat fédéral reste actionnaire majoritaire de Belfius. Christophe Lacroix a répondu que le gouvernement wallon mettra l’avenir de Belfius à l’agenda du prochain comité de concertation, tout en précisant que la Wallonie n’était pas en mesure de monter au capital de la banque publique.

Mardi, le député fédéral CDH Benoit Dispa avait interrogé le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (N-VA), sur la piste privilégiée d’une privatisation partielle. "De nombreuses questions et craintes planent autour de ce projet alors même que la bonne santé de la banque a permis aux caisses de l’Etat de recevoir pas moins de 215 millions de dividendes pour l’exercice budgétaire 2016", a souligné le député.

Et qu’en pense le gouvernement Michel ? Cela reste le silence radio. Le kern qui devait se pencher sur les trois options proposées par le ministre des Finances, dont celle d’une entrée en Bourse, n’aurait pas encore eu lieu, selon nos informations. Et cela peut-être dans l’attente du conseil d’administration (CA) ce jeudi, dont toutefois, il ne faudrait pas attendre de grandes décisions. "On est au début d’une réflexion", nous expliquent plusieurs sources proches du dossier.

Mais ils seraient plusieurs membres du CA (voire tous) à être convaincus qu’une banque n’a pas vocation à être détenue à 100 % par l’Etat. Lequel n’est pas à même de prendre les décisions qu’il faut en cas de crise. De plus, si Belfius veut faire des acquisitions (notamment dans le secteur technologique comme le voudrait le CEO Marc Raisière), il doit pouvoir avoir un actionnaire avec des moyens financiers.