Entreprise

On est assis tranquillement, ici à quelques pas de la Grand-Place de Bruxelles - je la lui ferai voir après notre déjeuner. Dans le cadre confortable du Café Restaurant de l’Ogenblik, assommé par le "jet-lag", Patrick van Roosendaal tente d’effacer le sommeil à coups d’expressos. Le repas de midi qui va remplacer son petit-déj’est en route. Et le chef, qui est familier de la rubrique "Lunch with", a déjà envoyé une petite entrée savoureuse. Patrick veut retrouver ici ce que l’on mange en Belgique. "Plus on s’éloigne de ce pays, plus on se sent Belge." Il trouvera donc à la sole meunière un goût exquis, lui qui a ramé et connu des heures financières extrêmes avant de réussir à New York. Facile de passer d’un jour à l’autre du statut de travailleur illégal aux Etats-Unis à celui d’entrepreneur qui marche à New York et qui draine sur l’année écoulée plus de 5 000 voyageurs belges dans les avenues de Big Apple ? Pas facile mais jouable pour Patrick van Rosendaal, un Anversois de 39 ans, ex-banquier spécialiste des dérivés, commercial dans l’âme, sorti de la solide école Vlerick et… de celle de la vie.

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